Lettre - Cyclistes ciblés

Je vous écris pour vous faire part de ma déception quant aux actions du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans le cadre de leur «campagne de sensibilisation» chez les cyclistes.


Ce matin, ça m’a coûté 82 $ pour me rendre au bureau en vélo. J’ai perdu des points d’inaptitude. Pour un étudiant qui travaille à Laval à longueur d’année pour soutenir ses études ainsi que celles de sa conjointe, les frais sont difficiles à assumer.


L’application des règlements était, quant à moi, absurde. On m’a reproché entre autres de n’avoir qu’un frein avant - la loi dit qu’on a le droit de n’avoir qu’un seul frein, mais qu’il doit être placé sur la roue arrière. Pourtant, 60-80 % de la charge d’arrêt se porte sur le frein avant, d’où mon choix par souci de sécurité. Effectivement, pour mon type de vélo, un «pignon fixe» de ville, il est dangereux pour moi d’avoir un frein arrière.



Zachary Rosentzveig - Montréal, le 19 juin 2013

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