Lettre - Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Dans ses textes de endettement" target="_blank">vendredi et samedi derniers publiés dans Le Devoir, M. Parizeau nous dévoile un grand fouillis dans les normes et conventions comptables qui rend toute comparaison fort hasardeuse. Dette brute, dette nette, déficits cumulés, IFRS, PIB, normes américaines, normes canadiennes, etc. Tout cela varie d’une province à l’autre et d’un pays à l’autre. Cela fait que, au jeu des comparaisons, on peut faire dire aux chiffres à peu près n’importe quoi, surtout ce qui convient à notre programme politique.


Il me semble qu’il y aurait un indicateur fort simple qui serait clair et limpide pour tout le monde et qui donnerait une juste appréciation du niveau d’endettement : un rapport entre l’intérêt sur la dette et les dépenses totales du gouvernement. Il me semble que ces chiffres sont du concret, du solide.


Par exemple, ce rapport est de 8,6 % au Québec et de 8,23 % en Ontario. Donc, l’Ontario serait en meilleure posture que le Québec. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, ce rapport ne me semble pas dramatique au point qu’il faille de toute urgence atteindre le déficit zéro. Il me semble se situer dans le domaine du raisonnable.

NOUVELLE INFOLETTRE

« Le Courrier des idées »

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

5 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 22 mai 2013 09 h 21

    J'achète !

    C'est clair, cette notion de pourcentage des paiements d'intérêt dans les déboursés totaux du gouvernement. Je me disais à peu près la même chose. Mais il faut tout de même faire attention à un danger. En effet, les taux d'intérêts actuels sont anormalement faibles, ce qui embellit artificiellement la situation. Le Québec pourrait avoir de la difficulté à se financer quand les taux des obligations vont regrimper à des taux "normaux" d'environ 6% au lieu de 4%, et que le ratio cité passera de 8,6 à 13%!

  • Sylvain Auclair - Abonné 22 mai 2013 19 h 44

    Ça ne marche pas

    Si le gouvernement du Québec décidait d'augmenter ses impôts, de rendre les garderies et les universités gratuites, d'augmenter les prestations de bien-être social, de rendre les médicaments gratuits, etc. donc d'augmenter ses dépenses, le ratio dont vous parlez diminuerait. Est-ce que l'endettement serait moins lourd?

    • Gaston Carmichael - Inscrit 22 mai 2013 21 h 51

      Vous avez raison M. Auclair. Le ratio devrait être par rapport au total des revenus, plutôt qu'au total des dépenses. je me suis trompé dans mon texte.

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 mai 2013 10 h 42

      Que ce soit les revenus ou les dépenses, ça ne veut rien dire, puisqu'un gouvenrement peut tout à fait décider de monter ou diminuer les uns ou les autres. N'oubliez pas que, dans mon exemple, le gouvernement augmentait les impôts pour pour pouvoir payer ces dépenses.

      En fait, le ratio doit être en fonction du PIB, non? Ce que le gouvernement peut imposer.

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 mai 2013 10 h 50

      Un exemple: le gouvernement libéral de J. Charest a diminué les impôts. A-t-il, par ce fait, augmenté le poids de notre endettement?