Lettre - L’assurance autonomie et les proches aidants: des alliés naturels

Le docteur Réjean Hébert, ministre de la Santé, des Services sociaux et des Aînés, a annoncé en mars dernier le projet sur l’assurance autonomie pour les personnes en perte d’autonomie.

L’Association des proches aidants de la Capitale-Nationale tient à apporter son soutien au principe de l’assurance autonomie. Elle se réjouit de cette annonce qui donnera enfin une place prépondérante aux proches aidants. Depuis plusieurs années, notre association régionale se consacre à l’amélioration des conditions de vie des aidants, et de ce fait, souhaite participer activement aux consultations qui suivront le dépôt du « livre blanc ».


À nouveau, dans l’histoire du Québec, on prévoit que le maintien à domicile devienne une préoccupation majeure et centrale et que les proches aidants soient au coeur de ce virage et, ainsi, incontournables.


Depuis toujours et bénévolement, ils sont les piliers du soutien à domicile. Leur apport financier pour la société est assumé bénévolement majoritairement par des femmes.


Ce virage annoncé comme une innovation sociale du XXIe siècle est déjà mis en place dans d’autres pays, dont les Pays-Bas depuis 1968, pour faire en sorte que les soins et le soutien à domicile deviennent un droit et non plus un privilège. C’était une obligation familiale et ça deviendra une politique sociale.


Les craintes émises concernant ce projet sont à notre avis prématurées. Nous pensons qu’il faut d’abord attendre le dépôt du livre blanc et participer aux consultations qui suivront, ce qui contribuera au succès de ce projet pour le plus grand bénéfice des aidés et des aidants.

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2 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 4 mai 2013 10 h 41

    Mauvaise comparaison

    Les Pays-Bas sont un pays souverain, pas le Québec.

  • Grace Di Lullo - Inscrit 5 mai 2013 20 h 30

    À Madame Girard

    Madame Girard,

    En tant que proche aidante, il faut un changement culturel et structurel complet pour réaliser une réussite de ce virage.

    Il faut beaucoup de ressources financières, matérielles et humaines pour faire en sorte que les soins et le soutien à domicile deviennnet un droit.

    Un investissement de X millions dans les soins à domicile, n'est pas suffisant. Il faut repenser la manière dont les soins et le soutien sont offerts. Cela veut dire que le système, devra en partie tourner et aller vers le malade plutôt que le malade tourne et se rende vers les ressources en santé. Il faudra également que ces ressources montrent une réelle volonté de faire équipe avec les aidants.

    Trop souvent le malade doit se déplacer dans la jungle des soins et les aidants font fassent à des parvenus des soins de santé ou à un enfer bureaucratique.

    Néanmoins, quelques ressources se déplacent déjà vers le malade, les technologies de l'information pourraient venir en assistance des soins et les aidants commencent à être accueillis en terme d'écoute.

    Il faudra également des normes nationales, car si on prend la peine de regarder les travaux de différentes Commissions à l'Assemblée Nationale, on s'apercoit qu'il y a des différences. Par exemple, lors d'une écoute furtive de la Commission des comptes publiques, il y avait des responsables des CHSLD qui nous apprenaient que les soins variaient considérablement même sur l'Ile de MTL.

    Il faudra que nous soyons vigilantes. Trop souvent il me semble que l'on rit du malade et de l'aidant. Par exemple, je ne peux plus écouter la publicité sur le crédit d'impot du fédéral. Un crédit de 300$ n'aide pas mon épuisement.

    Il faut exiger du sérieux cette fois! car la prochaine fois cela nos proches, mais bien vous et moi !Ce n'est pas parce que ce sont des malades et que nous soyons en grande partie des femmes que l'on doit ne pas être pris au sérieux.

    Salutations de la part d'une aidante qui n'abandonne pas,

    Grace