Lettre - Le financement de la culture, sujet nébuleux

À l’arrivée de chaque printemps se succèdent les dévoilements des saisons culturelles à venir. Or, force est de constater que chaque dévoilement demeure incomplet, car persiste un mystère à propos du financement de chaque institution en quête de nouveaux clients, vouée aussi à la fidélisation de ses abonnés. Qui plus est, rarement justifie-t-on, le cas échéant, une hausse des tarifs d’abonnement ou des billets simples. Pourtant, cela s’impose dans le domaine culturel tout autant qu’au chapitre de la santé, de l’éducation, des travaux publics ou du transport public. Encore faut-il croire que la culture est de première nécessité…

Tant de questions demeurent sans réponses ! Quelles sont les principales sources de revenus de chaque institution culturelle ? Quelles sommes proviennent des partenaires, des commanditaires, des donateurs, sans trahir des clauses de confidentialité ? Quel est le budget de la fondation s’il y a lieu ? Combien coûte chaque programmation d’une saison d’opéra, de danse, de théâtre, de musique classique ? Quelle somme doit-on consacrer à la mise à jour du site Internet de l’institution, à la publicité et au marketing, à la conception et à l’impression du programme de saison ainsi que des brochures à remettre aux spectateurs à chaque prestation, à l’achat ou à la location de costumes, de décors, à l’achat de partitions ?


En tout, combien coûte, par saison culturelle, l’aide technique nécessaire à toutes les prestations ; et le total de la masse salariale du personnel administratif, des artistes-interprètes ? Quel pourcentage du budget entier consacre-t-on aux activités éducatives à l’intention de la jeune génération ?


Ne devrait-on pas exiger que nos institutions culturelles fassent preuve de transparence en matière de financement en affichant sur leur site Internet respectif, en publiant dans chaque programme d’une nouvelle saison, un sommaire de leurs revenus et dépenses, et de leurs subventions ?

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