Lettre - Exiger réparation

Ouf ! Le crime n’était pas parfait. Un historien en a retracé plusieurs indices, dont un sévèrement incriminant. Or, tout crime exige réparation. Celui du Canada commis en 1995 contre le Québec ne saurait échapper à cette règle élémentaire de justice.

Qu’attend donc le Québec pour porter la cause du référendum volé devant les instances internationales, tant politiques (ONU) que juridiques et judiciaires (Cour pénale internationale) ?
 
Toute l’action du Canada fut illégale et illégitime dans cette affaire, à commencer par celle du juge en chef de la Cour suprême de ce pays. En fait, on pourrait accuser le Canada de tentative de génocide de la nation québécoise par l’utilisation de moyens prohibés, tous plus sournois et pernicieux les uns que les autres.

Madame Josée Boileau les énumère dans son éditorial publié dans Le Devoir du 9 avril 2013. Mieux, elle rappelle le récidivisme des attaques délictueuses de l’État canadien contre la nation québécoise.

Les preuves sont suffisamment nombreuses pour intenter un procès international contre les coups de force répétés du Parlement canadien. Londres, Washington et Paris se réjouiront de la sagesse de leur décision passée et à venir de reconnaître le Québec quand il accédera à son indépendance nationale.


Andrée Ferretti - Écrivaine, Brigham, le 9 avril 2013

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4 commentaires
  • France Marcotte - Abonnée 11 avril 2013 08 h 28

    Tout crime exige réparation

    Et, suite à toute cette saga, les dommages indirects causés à la population québécoises, les atteintes à son amour-propre, à sa confiance en ses dirigeants, ce retard sur son avenir, sont-ils réversibles et à qui doit-on demander réparation ou même compensation?

    Quand on est ainsi traités, que reste-t-il de l'estime de soi nécessaire pour exiger réparation?

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 11 avril 2013 09 h 37

    Le Canada n'est pas un pays démocratique

    Cela on le savait. (sauf, J M Aussant, si on se fie à sa déclaration de janvier dernier).

    Ce qu'on savait pas, et que révèle M Bastien, c'est que la violation des fondamentaux de ce qu'est un État de droit (séparation des pouvoirs), en fait un État du tiers monde.

    Pendant que Le Devoir s'est redresser dans la couverture de ce dossier, méchante claque pour l'Idée fédérale, la grosse presse mettait 3 jours pour concocter une stratégie de "damage control" avec une ligne commune : le juge Laskin yé pas fin mais, ce n'est pas une raison pour revoir notre enfermement dans la cage à castor canadienne.

  • James A. Wilkins - Inscrit 11 avril 2013 11 h 01

    Nous nous sommes écrasés!

    Dans toute élection où les résultats sont serrés, on demande un recomptage. On a plutôt préféré tomber à bras raccourcis sur Jacques Parizeau sur sa choquante déclaration sur l'argent et les votes ethniques. Pourtant la suite des choses a donné amplement raison à Jacques Parizeau. Ce fut un référendum volé et nous nous sommes écrasés, ébranlés par les coups illégaux, en bas de la ceinture, qu'on nous a infligé.Incapables de se relever à cause de nos reflexes de colonisés encore bien ancrés. Reste l'espoir qu'un (e) leader de la trempe de Jacques Parizeau reprenne un jour le flambeau. Aucun pays ne s'est créé dans les caresses, faudra bien un jour cesser d'être naïf pour que le grand soir arrive enfin.

    • France Marcotte - Abonnée 11 avril 2013 11 h 35

      On pourrait mesurer la gravité du crime à l'ampleur de l'écrasement dont vous parlez.

      Mais pour ça il faut l'énergie nécessaire à la riposte.