Lettre - Le revirement de Bernard Landry

En invoquant l’argument du gouvernement minoritaire pour défendre son revirement concernant la gouvernance souverainiste, l’ex-chef du Parti québécois et ancien premier ministre semble oublier que cette gouvernance souverainiste qu’il condamnait il y a un an était déjà inscrite au programme du PQ avant les dernières élections, ce qui signifie clairement que la haute direction du parti avait déjà opté pour cette stratégie, et ce, peu importe les résultats qu’elle obtiendrait lors du scrutin.


En conséquence, une question s’impose : si, selon les espoirs de M. Landry, le PQ avait formé un gouvernement majoritaire et qu’il empruntait aujourd’hui la voie de la gouvernance souverainiste, est-ce qu’il aurait le même discours ? À mon sens, poser la question, c’est beaucoup y répondre !


En conclusion, j’aurais pensé, voire souhaité, que Bernard Landry, l’un des plus ardents défenseurs de l’accession du Québec à son statut de pays, conserve l’enthousiasme qu’il a toujours manifesté face à notre cheminement vers notre indépendance au lieu de se rallier, pour des raisons pragmatiques, à une stratégie aux allures redondantes qui ne conduira qu’à un cul-de-sac comme toutes celles qu’il a condamnées vertement au cours de sa carrière politique.

1 commentaire
  • Gilbert Talbot - Abonné 9 avril 2013 10 h 23

    Surtout avec le commissaire politique Gilles Duceppe

    On tourne en rond avec le PQ. On arrive à rien depuis quarante ans avec la souveraineté-association. C'est un concept hybride comme le développement durable, un oxymore dont les deux extrêmes s'annulent. Ti-Gilles va surveiller les impairs du gouvernement fédéral pour le piéger ? Voyons donc ! C'est ce qu'il faisait déjà à Ottawa, jusqu'à ce qu'on se rende compte que cette approche renforçait le fédéralisme plutôt que de l'affaiblir et qu'on le mette dehors. On ne veut pas d'une gouvernance souverainiste, on veut un gouvernement qui va faire l'indépendance du Québec. On ne veut plus de l'étapisme. On est rendu au sprint final, aux élimnatoires pour la Coupe. Ça nous prend un Maurice Richard comme capitaine Québec, plus un endormant anglo à la Bob Gainey. Gainey et Duceppe, vous trouvez pas qu'ils se ressemblent ?