Lettre - Un penchant vers le péché

Dans quelques mois, nous assisterons à de nombreuses élections municipales au Québec. Avec les derniers événements, comme les démissions et les scandales, le choix des électeurs, selon le meilleur de leurs connaissances, va vouloir se porter sur un candidat plus blanc que blanc. Il faut noter qu’un candidat sérieux et compétent, mais aussi irréductible, affable, flexible, communicateur, incorruptible, intègre, irréprochable, réaliste, dynamique, honnête, sensible, rassurant, juste, stable, franc, sera de plus en plus difficile à trouver. Il (ou elle) ne devrait pas avoir un passé, mais plutôt un présent impeccable et un futur prometteur. Toutefois, celui-ci va aussi devoir composer avec « la dictature actuelle de la transparence » causée dernièrement par de trop nombreux égarements et errances dans la vie publique. Le retour de pendule dans ce cas n’est absolument pas envisageable, car nous sommes maintenant épris de justice.


À une autre époque, la norme de la gravité d’une action, d’une parole, d’un geste ou d’un comportement était liée inconditionnellement à la notion du péché, un péché véniel ou un péché mortel. Est-ce que des péchés véniels peuvent être envisagés pour un candidat ? Devrait-on redéfinir ce qu’est le seuil de tolérance ? Est-ce que la tolérance zéro absolue existe ? « Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre. »

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