Lettre - Des candidats mêlés

Aucun candidat à la mairie de Montréal n’a ce qu’il faut pour l’emporter. Les premiers sont Louise Harel et Richard Bergeron, qui ont sombré dans les sondages. Louise Harel est passée de 33 % en 2009 à 22 % aujourd’hui, et Richard Bergeron, de 25 % à 20 %. De plus, ces candidats ont peu de chances d’attirer des votes chez le 30 % de Montréalais anglophones de Montréal. Et leur administration de la ville en coalition les cantonne dans une simple gestion banale au quotidien qui ne les fera certainement pas remonter dans les sondages. Des candidats de l’extérieur seraient plus favorisés, dit-on, tels les Denis Coderre et Raymond Bachand, mais le problème extraordinaire qu’ils ont est que malheureusement, ils n’ont pas de parti à Montréal et que recruter 105 candidats pour les arrondissements sera une tâche qu’ils n’auront ni le temps ni l’énergie d’accomplir.

Finalement, il y a les inconnus absolus, comme le président de la Société de transport de la Ville de Montréal, qui risquent fort de demeurer invisibles. Pour compléter le problème, aucun de ces candidats n’a de vision pour Montréal. Ils se présentent à la mairie un peu comme si c’était une simple loterie. Richard Bergeron, de Projet Montréal, est le plus structuré, mais son parti pris antiauto et protramway en fait un candidat toqué et marginal. En somme, c’est un pot-pourri mêlé que les Montréalais auront comme choix à la mairie de Montréal.

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