Lettre - J’aime mon Stade

Le Stade olympique est beau. J’en suis fier, je l’aime. À l’international, il est l’une de nos rares icônes.


Tout semble dit, et pourtant il faut le défendre. Il est né dans un traumatisme financier et un retard qui a fait la honte des Montréalais. Cet amalgame de difficultés stigmatise toujours ce chef-d’oeuvre de l’architecture mondiale.


Il représente un grand actif. Notre stade fait en effet partie d’un grand parc urbain où sont intégrés la tour, l’Esplanade Sun Life, un centre sportif, des cinémas et, bien évidemment, le Stade Saputo.


Qui plus est, il est adossé à l’exceptionnel Espace pour la vie qui comprend le Jardin botanique, l’Insectarium, le Planétarium et le Biôdome. Quel pôle touristique unique au monde !


Le déploiement de toutes ces attractions complémentaires trouvera son apothéose lors du 375e anniversaire de Montréal en 2017. Tous ces points d’intérêt formeront un ensemble cohérent et innovateur. Un ensemble qui attirera annuellement plus de 4 millions de visiteurs.


Quand le toit de notre maison coule, on ne se pose même pas la question ; on le fait réparer. Il n’y a pas de débat ; on passe à l’action. De grâce, assumons collectivement cette responsabilité quand il s’agit du toit de ce lieu qui commande notre fierté. Chérissons notre Stade et entretenons-le comme il se doit. Donnons-lui un toit !


Les Montréalais ont le droit, le devoir, oserais-je dire, d’être fiers. Cette fierté, j’ose croire qu’en 2017, ils pourront la crier sur un toit.



Gilbert Rozon - Montréal, le 17 mars 2013

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