Lettre - J’aime mon Stade

Le Stade olympique est beau. J’en suis fier, je l’aime. À l’international, il est l’une de nos rares icônes.


Tout semble dit, et pourtant il faut le défendre. Il est né dans un traumatisme financier et un retard qui a fait la honte des Montréalais. Cet amalgame de difficultés stigmatise toujours ce chef-d’oeuvre de l’architecture mondiale.


Il représente un grand actif. Notre stade fait en effet partie d’un grand parc urbain où sont intégrés la tour, l’Esplanade Sun Life, un centre sportif, des cinémas et, bien évidemment, le Stade Saputo.


Qui plus est, il est adossé à l’exceptionnel Espace pour la vie qui comprend le Jardin botanique, l’Insectarium, le Planétarium et le Biôdome. Quel pôle touristique unique au monde !


Le déploiement de toutes ces attractions complémentaires trouvera son apothéose lors du 375e anniversaire de Montréal en 2017. Tous ces points d’intérêt formeront un ensemble cohérent et innovateur. Un ensemble qui attirera annuellement plus de 4 millions de visiteurs.


Quand le toit de notre maison coule, on ne se pose même pas la question ; on le fait réparer. Il n’y a pas de débat ; on passe à l’action. De grâce, assumons collectivement cette responsabilité quand il s’agit du toit de ce lieu qui commande notre fierté. Chérissons notre Stade et entretenons-le comme il se doit. Donnons-lui un toit !


Les Montréalais ont le droit, le devoir, oserais-je dire, d’être fiers. Cette fierté, j’ose croire qu’en 2017, ils pourront la crier sur un toit.



Gilbert Rozon - Montréal, le 17 mars 2013

8 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 19 mars 2013 08 h 03

    Nos athlètes

    Encourageons nos athlètes! (et payons leur un beau toit)

  • Cédrick Monette - Abonné 19 mars 2013 09 h 02

    Pour une fois

    Wow, j'ai la même opinion que Gilbert Rozon! C'est un signe.

    Appuyons tous ensemble ce projet et cessons de concevoir le stade comme un fiasco financier mais plutôt comme un monument de notre histoire. Un monument qu'il faut préserver comme société. Un symbole de l'olympisme québecois. Une page encore vivante de notre passé.

    De plus, Montreal et le Québec tout entier pourraient bénéficier, comme c'était le cas avant, d'une salle de spectacle de cette taille.

    Heille, Gilbert serait fier de moi... hehe.

  • Michael Pratte - Abonné 19 mars 2013 09 h 04

    Esplanade Sun life (sic)

    Bien oui, l'esplanade SUN LIFE... On en parle pas assez de l'esplanade SUN LIFE.

    Monsieur Rozon, vous parlez comme un politicien et ça ne vous va pas.

  • Jean Lapointe - Abonné 19 mars 2013 09 h 07

    Parlant de fierté

    En 2017 moi ce qui me rendrait surtout fier ce serait que le Québec puisse déclarer son indépendance.

    Au moins là, nous aurions de bonnes raison d'être fiers d'être Québécois.

    Tant qu' au stade olympique et tout ce qu' il y autour, ça ne me laisse pas indifférent évidemment mais je trouve que ça n'a pas beaucoup d'importance par rapport à l'avenir que nous pourrions construire si nous devenions libres de disposer de nous-mêmes.

    Si vous, monsieur Rozon, vous vous contentez de ça, cela m' amène à penser que vous n'avez pas beaucoup d'ambition et que vous vous contentez de pas grand'chose.

    Ne soyez donc pas surpris si bien des Montréalais restent passablement indifférents à vos plans. Pour nombre d'entre eux il y a beaucoup plus important que cela.

    Enfin je l'espère, sutout que ce maudit stade il nous coûte joliment cher.

  • Cyril Dionne - Abonné 19 mars 2013 10 h 46

    Les gens viennent à Montréal pour la langue et la culture française et non pas un stade qui est un symbole désuet d'une autre ère. Ça, il ne faudrait pas l'oublier.

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 19 mars 2013 12 h 34

      La tour Effeil, les châteaux de Louis II de Bavière, le Centre Pompidou, ont tous connu des débuts difficiles et ont été décriés par leurs contemporains. Aujourd'hui ils rapportent des milliards. Vous êtes aveuglés par vos préjugés. Pour pouvoir apprécier, il faut un peu de recul et pas mal de culture.

      La seule verrue sur ce visage est le changement de vocation du vélodrome. Ce gouffre financier devrait être aménagé ailleurs par des fonds privés, afin que ce monument retrouve sa vocation initiale et la jeunesse à vélo du Québec.