Lettre - Hommage à un Québécois!

Je suis de ceux qui pensent qu’ici au Québec, nous ne nous identifions pas suffisamment aux personnes qui se sont démarquées, qui ont fait avancer les choses qui ont déplacé des montagnes, qui ont osé, qui ont provoqué et qui ont réussi… ici chez nous dans notre province dans notre pays à notre époque. Nous sommes submergés par ce foutu sentiment de jalousie qui nous paralyse, ce jugement trop facile sur les méthodes de gestion, sur les opportunités, sur l’appât du gain, on aime beaucoup mieux se concentrer sur tous les éléments négatifs plutôt que «focuser» sur les aspects positifs d’un entrepreneur.


On peut être d’accord ou non avec la philosophie d’entreprise, on peut être d’accord ou non avec la convergence, mais peut-on s’entendre sur une chose ? Pierre Karl Péladeau doit être reconnu pour sa fougue, son courage, sa détermination, son leadership. Il a osé croire qu’il était possible d’aller plus haut, de bâtir, de construire. Il a osé croire que tout est possible si on se donne les outils pour y arriver. Il a pris des risques, dès le premier jour. Il a exprimé ses idées, établit ses objectifs. Il s’est bâti une équipe et a fondé un empire. Il devait chausser des souliers avec une pointure hors de la norme.


Qui peut remplacer l’authentique Pierre Péladeau ? Qui peut lui succéder ? Combien de fois avons-nous entendu dire : son père n’aurait jamais agi de la sorte ? Bien évidemment, son père n’aurait jamais agi de la sorte, ce sont deux êtres humains différents qui ont le même sang qui coule dans les veines, un point c’est tout ! Pierre Karl a su faire sa place, il a su prendre les commandes, garder la tête droite et faire face à la musique. Il ne s’est jamais caché, il a décidé et assumé.


Aujourd’hui, je crois qu’il est important de rendre hommage à l’entrepreneur qui continue de croire à la jeunesse, de croire au Québec. L’homme, le dirigeant est une source d’inspiration pour notre société, simplement par sa détermination, son audace et sa vision.



Francine Laplante - Le 15 mars 2013

À voir en vidéo