Lettre - L’indépendance à cause du quota?

Il est ridicule pour la ministre Diane Finley de dire que la cible annuelle de 485 000 $ de prestations d’assurance emploi à récupérer par chacun de ses enquêteurs n’est pas un quota, mais un objectif de rendement.


La ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et du Travail du Québec, Agnès Maltais, pourrait aussi bien dire que son gouvernement ne veut pas l’indépendance, mais la souveraineté. Le premier exemple mène d’ailleurs au second.


Pauline Marois a maintenant beau jeu de dire que Stephen Harper sacrifie intentionnellement les travailleurs saisonniers de l’Est-du-Québec pour fournir en main-d’oeuvre ses sables bitumineux adorés. Par cette réforme, le premier ministre canadien montre concrètement à tous les Gaspésiens qui ont le malheur d’avoir un emploi saisonnier que le Canada n’est pas leur pays.


Le gouvernement du Québec n’a qu’à tenir les prochaines élections durant le mois de mai, quand beaucoup de ces travailleurs tomberont dans le trou noir et perdront tous revenus pendant plusieurs semaines. Le gouvernement canadien comprendra alors ce que veulent les Québécois : un emploi au Québec avec ou sans le Canada.


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Michel Gourd - Le 28 février 2013

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