Lettre - Retour sur le Pastagate

Que n’aime-t-on pas inventer comme scandale pour dévaloriser le travail essentiel des fonctionnaires de l’Office québécois de la langue française. Mais bon, il vaut mieux en rire qu’en pleurer. D’abord, pour une fois que l’OQLF vise un commerçant non anglophone de Montréal — dans le cas qui nous préoccupe, un restaurant italien — accordons-nous au moins pour dire que l’intervention sort un peu de l’ordinaire et qu’elle démontre que ledit office ne s’en prend pas qu’au milieu anglophone de Montréal. C’est déjà cela de pris.

Mais bon, le restaurateur italien en question prônant le mot pasta dans son menu s’est fait taper sur les doigts… Ouille ! D’accord, il y a là matière à y voir un zeste d’exagération. Voilà, il n’en fallait pas plus pour que le scandale éclate. Le « Pastagate » a déferlé en moins que rien sur les réseaux sociaux du Canada, bien avant que l’Office québécois de la langue française se soit ravisé, bien avant que Pauline Marois elle-même nous ait parlé de cas isolé. Trop tard. Le gouvernement québécois était à nouveau taxé de raciste et d’excessif d’un océan à l’autre de « notre plus beau pays » si bilingue. N’importe quoi !

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Yvan Giguère - Saguenay, le 26 février 2013

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