Lettre - Faust au Sommet sur l’éducation supérieure

Quand on regarde le cul-de-sac vers lequel se dirige le Parti québécois avec son Sommet sur l’éducation, on constate qu’en s’acoquinant aux carrés rouges pour gagner ses élections, le PQ a vendu son âme au diable.


Cette affaire n’est pas sans rappeler la légende de Faust, ce héros allemand de Goethe. Cette histoire relate le destin d’un savant, Faust, déçu par la tristesse et le vide de sa vie à laquelle le condamne son art, qui contracte un pacte avec le Diable, dit Méphistophélès. Ce dernier lui fait une offre : que Faust lui vende son âme en échange d’une nouvelle vie, dans laquelle Faust connaitra chance, prospérité et popularité. Faust accepte de signer le contrat, il vend son âme au diable, mais il le regrette par la suite amèrement.


De nombreuses versions en ont été faites, allant de l’opéra de Richard Wagner au film sublime de René Clair La Beauté du diable (1950).


***
 

Daniel Paquet - Québec, le 8 février 2013

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3 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 février 2013 03 h 57

    Méphisto

    L'enflure verbale est toujours regretté à la fin des négociations. Quand on va trop loin, celui qui en prend le plus dans la gueule est celui qui s'en sert et c'est aussi celui qui se rend le plus ridicule; à ne pas oublier. La jeunesse peut faire pardonner beaucoup de choses, mais des fois l'apprentissage est dure. Les négos ne sont pas un match de boxe, c'est une partie d'échec, faut «réfléchir», mot qui ne sert pas souvent ces temps-ci.

  • Michel Dion - Abonné 11 février 2013 06 h 19

    Wagner? Pauline et Marguerite?

    Richard Wagner n'a jamais composé d'opéra sur le thème de Faust. Il a seulement créé une oeuvre instrumentale ayant pour titre Eine Faust-Ouvertüre tout comme celui qui deviendra son beau-père, Franz Liszt, avec sa Faust-Symphonie. À l'opéra, l'oeuvre la plus célèbre est de loin le Faust de Charles Gounod. Nous pourrions en ajouté d'autres moins célèbres: Le Mefistofele d'Arrigo Boito, Doktor Faust de Ferruccio Busoni, le Faust de Louis Spohr, Robert et le diable de Giacomo Meyerbeer. Il y a aussi plusieurs compositeurs contemporains qui ont écrit des opéras s'inspirant de l'oeuvre de Goethe: Dusapin, Adams, Fénelon, Pousseur... Bien que chanté, La Damnation de Faust d'Hector Berlioz n'est pas à proprement parler un opéra.
    Cela dit, votre comparaison, entre le débat de société actuel et l'oeuvre de Goethe, me semble quelque peu spécieuse. Mais si cela vous procure un certain plaisir d'y voir un drame, libre à vous. Allez chercher du bois, vous pourrez en avoir besoin pour le bûcher au dernier acte.

  • Maxime Turgeon - Inscrit 11 février 2013 08 h 11

    Faust de Wagner?

    Évidemment, on rectifiera le tir en précisant que Faust est un opéra de Gounod et non de Wagner. Ou peut-être pensiez-vous à La Damnation de Faust de Berlioz. Bref, tous des opéras français, aucun allemand.