Lettre - Le choix de Michel Lalonde

Comme des milliers de Québécois et de Québécoises, je suis outrée par les récentes révélations de Michel Lalonde à la commission Charbonneau. Monsieur Jean-Claude Leclerc, dans son article du Devoir du 28 janvier intitulé Une crise éthique devenue crime, résume et analyse avec brio la situation : citoyens volés, fonds publics détournés, éthique bafouée, crime institutionnalisé, démocratie violée. Le « pas le choix » de Michel Lalonde m’indigne. Le «pas le choix» de quoi au juste ?


Dans ce monde, quels sont mes choix ? Ai-je le choix de contribuer au maintien et à la protection du bien public, de participer à l’enrichissement de toute la société pour vivre dans un monde plus équitable, de veiller à l’avenir de mes enfants et de mes petits-enfants ? Ai-je le choix de m’enrichir, moi et une poignée d’individus, au détriment de milliers de citoyens, de mettre en péril les institutions démocratiques, d’appauvrir les générations futures ?


Michel Lalonde a vraisemblablement fait un choix, celui de « pas le choix », avec toutes les conséquences que cela engendre pour la société… et pour lui-même.


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Guy-Anne Cousineau - Le 29 janvier 2013

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