Lettre - Corruption : et les subalternes?

Quelle sorte d’avenir professionnel attend un fonctionnaire honnête qui, par hasard, aboutit au sein d’une unité administrative du secteur public ou parapublic et dont les cadres supérieurs sont impliqués dans un chassé-croisé de collusion et de corruption, avec des ingénieurs-conseils d’une part, des entrepreneurs, des organisateurs du financement des partis politiques et de politiciens véreux, sans oublier la mafia ?


La commission Charbonneau devrait se pencher sur ce qu’ont pu vivre des employé(e)s subalternes et dont des cadres supérieurs d’une société publique, ou d’une municipalité, ne désiraient plus voir les yeux de certains de ces honnêtes employés, mêlés à des dossiers où se jouaient des activités de collusion et de corruption ? Est-il du domaine du possible que des gens honnêtes aient été éloignés de certaines activités et que leur carrière en ait souffert ?


Est-ce une bonne formule que de payer les ingénieurs-conseils à taux horaires plus majoration, sans qu’ils soient responsables des erreurs ou des omissions qui entraînent des extras coûteux à leurs clients publics ? Devrait-on fixer un maximum de changements à un contrat, dont tous les surplus à ce pourcentage, exemple, 10 % maximum, soient à la charge de la firme qui a fait l’ingénierie ?


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André Mainguy - Longueuil, le 24 janvier 2013

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