Lettre - Le nerf de la guerre

L’avenir passe par la culture, affirme Simon Brault dans son essai Facteur C, publié en 2009. Un véritable plaidoyer lancé à l’endroit des pouvoirs publics et privés sur l’importance capitale d’investir dans la culture, devenue au fil du temps un enjeu économique et politique.


Le gouvernement minoritaire du Québec le sait très bien et veille à préserver ce riche héritage culturel, qui fait de la belle province francophone la plaque tournante de la culture en Amérique du Nord.


Mais alors, comment assurer la pérennité ou la préservation de ce patrimoine (musées, bibliothèques, médias, symphonie, monuments, etc.) sans penser aux créateurs ou aux artistes, souvent devenus parents pauvres de leur oeuvre d’art ? Comment investir davantage dans la culture pour des retombées économiques conséquentes ? Autant de questions.


« Je connais les réalités auxquelles sont confrontés les artistes et spécifiquement du Québec », a déclaré le ministre Maka Kotto dans un journal de la place.


Preuve que, tant homme de culture que ministre, il saura apporter les solutions idoines. Nous osons croire que Maka Kotto a pleine conscience de cette responsabilité, si l’on s’en tient au travail abattu jusqu’à ce jour. Je crois qu’il serait prématuré de lui faire le procès de réduire les budgets ou de lui reprocher des choses pour lesquelles son gouvernement ne peut intervenir pour le moment.


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Roger Toguem - Montréal, le 24 janvier 2013

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