Lettre - Médaille d’or

Physiquement, M. Garneau imposait par sa stature, son allure fière, mais toujours mesurée, son sourire envoûtant, sa carrure athlétique. Jeune, il avait la beauté d’un dieu grec, l’expression d’une joie de vivre qui émanait de tout son être.


Humainement parlant, M. Garneau possédait des qualités hors du commun. Bon communicateur, discipliné, amant de la langue de Molière, ne se permettant aucun écart de langage, il imposait par son élocution, sa maîtrise du lexique sportif, sa précision dans le verbe, son souci de clarté, son enthousiasme devant l’exploit des réussites sportives, peu importe le pays qui remportait la palme d’or.


De plus, M. Garneau respirait un humanisme de bon aloi, vivant accroché au succès des siens et des exploits des autres, capable d’offrir le meilleur de ceux dont il décrivait les gestes, sans jamais s’attarder à ce qui aurait pu détruire, décourager, annihiler les efforts des athlètes.


Durant toute sa vie, il a généreusement distribué les médailles olympiques sur tous les continents, dans les pays les plus divers et colorés de la planète : médailles de bronze, médailles d’argent et médailles d’or.


Il mérite de recevoir, au Panthéon de l’Éternité, la médaille d’or de la fidélité, du courage et du don de soi. Pour une carrière si bien remplie et tellement exceptionnelle, la dernière et la plus haute marche du podium ne peut que lui convenir. […]

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