Lettre - Pour retrouver le goût d’apprendre et de partager

Au moment où est convoqué au Québec un sommet sur l’éducation supérieure qui va discuter de la qualité de cet enseignement, de l’accessibilité et de la participation aux études supérieures, de la gouvernance et du financement des universités, ainsi que de la contribution des établissements d’enseignement supérieur à la collectivité tout entière, il n’est pas sans intérêt de se pencher sur le livre d’Edgar Morin, La voie. Pour l’avenir de l’humanité, en particulier les chapitres où il est question de réformer la manière de penser et l’éducation.


Nous en venons à penser qu’au-delà des problèmes à résoudre pour le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et les problèmes économiques ou financiers qu’ils connaissent, il y a encore, dans ce qui nous rassemble, l’amour d’une jeunesse à retrouver, la passion de développer et de partager un savoir toujours incertain et le goût d’un pays « beau et juste » à bâtir. Gilles Vigneault n’est pas si loin du cégep et de l’université, pour peu qu’on veuille bien trouver le temps de l’entendre !


« Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut désormais énoncer », écrit Edgar Morin. Et encore : « Il ne suffit pas de rappeler l’urgence. Il faut aussi savoir commencer et commencer par définir les voies susceptibles de conduire à la Voie. […] L’origine est devant nous, disait Heidegger. »


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Guy Demers - Montréal, le 16 janvier 2013

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