Lettre - Pour l’art dans la rue

La Vénus de Milo serait-elle mieux sur son île ? C’est ce que semble croire Marie-Claude Langevin, si vous me permettez l’analogie avec la polémique en cours concernant le déménagement au centre-ville de L’homme, l’oeuvre monumentale d’Alexander Calder située actuellement sur l’île Sainte-Hélène.


Si l’on considère l’avantage d’une plus grande visibilité de cette sculpture en comparaison de la perte de sa référence à l’Expo 67, ce dernier argument ne fait pas le poids. De toute façon, ce qui est célébré ici est intemporel et universel, alors son emplacement…


Aujourd’hui, des millions de visiteurs au Louvre peuvent contempler à loisir un chef-d’oeuvre de l’Antiquité qui serait culturellement plus à sa place dans son lieu d’origine, mais qui ne serait certainement pas vu par autant de monde. Il en va de même, selon moi, pour l’oeuvre de Calder. Aussi suis-je tout à fait d’accord avec Alexandre Taillefer, président du Comité-conseil en art public de la ville de Montréal, qui propose le transfert de la sculpture dans un endroit qui améliorerait son accessibilité.


Je suggère même de l’installer sur un des vastes espaces désespérément vides du carrefour très achalandé de l’avenue des Pins et de l’avenue du Parc.


***
 

Dominique Linck - Montréal, le 10 janvier 2013

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1 commentaire
  • France Marcotte - Inscrite 14 janvier 2013 11 h 13

    Saisir l'oeuvre

    L'oeuvre réussie n'est pas un trophée qu'on a la sagesse ou la bêtise d'exhiber ou non pour le prestige de la cité.

    Elle peut réellement aider à vivre.

    Cette oeuvre-là peut adoucir le quotidien, inspirer d'autres oeuvres.

    Elle ne peut être utile si elle est tenue à l'écart.

    Je la verrais si bien sur une grande place mouvementée, un carrefour libre de voitures, pour que les passants aient la chance de la cotoyer et profiter de la vitalité qui émane d'elle.