Lettre - Pour la fin d’un monde

Comme les Mayas nous ont roulés dans la farine, le 21 décembre dernier, et qu’on a dû se farcir la dinde et les atocas quand même le 25, je me lance au front avec trois grandes résolutions pour l’année qui vient. Être profondément féministe, absolument athée et activement de gauche dans ma pensée et mes gestes au quotidien.


Féministe, pour accorder ma voix à celle des autres pour dénoncer la violence faite aux femmes et qui conduit à des gestes aussi graves que ceux qui ont entraîné la mort de cette jeune Indienne de 23 ans, victime d’un viol collectif d’une cruauté sans nom. Plus jamais de tels crimes ne doivent se passer dans le monde.


Athée, et réclamer l’apostasie par conviction philosophique, pour désormais refuser de faire partie d’une religion qui a pu passer sous silence, voire excuser, les sévices sexuels de personnes démunies, et d’enfants en particulier. Ces actes criminels sont inadmissibles et doivent être traduits devant la justice, peu importe l’âge ou le rang des personnes en cause.


De gauche, enfin, pour unir ma voix aux chants de la rue, pour aider à lutter contre les inégalités sociales, la pauvreté et l’exclusion.


Ça fait beaucoup de pain sur la planche, mais pour la fin du monde tel que nous le connaissons, il vaut la peine de s’activer. Bonne année !

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