Lettre - Nostalgie d’un 1er janvier

Je me souviens du 1er janvier de l’an 2000 et, surtout, de l’espoir d’une nouvelle ère pour l’humanité articulé au Sommet du millénaire. L’idéal a porté ses fruits. La mortalité juvénile est passée de 14 à 7 millions entre 1985 et 2011. Plus d’enfants vont à l’école, même si 67 millions en sont encore privés.

Faisant fi des idéaux, le gouvernement fédéral coupera l’aide internationale à dix des pays parmi les plus pauvres, ceux-là mêmes où le rapport entre les bénéfices pour les enfants et le coût est le meilleur.


La lutte à la tuberculose perdra 10 millions par année alors que cette maladie contagieuse tue encore plus d’un million de personnes. En compensation, des médicaments génériques cinq fois moins chers auraient pu être acheminés si le projet de loi C-398 avait été adopté en toute conformité avec l’OMC. Le projet fut battu par quelques voix, dont celles de nos 5 députés québécois.


Le ministre de la Coopération internationale assurait le 23 novembre dernier que « l’ACDI continuera de tendre la main aux industries extractives pour aider les pays en développement à exploiter leurs ressources » ! Le passé n’indique pas que ceci soit aidant, au contraire. Feu James Grant, le directeur de l’UNICEF, disait : « C’est à la manière dont elle traite les enfants qu’une civilisation peut être mesurée… » À cette aune, le gouvernement canadien échoue.

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