Lettre - Sourde oreille

Lors de la réunion du conseil d’administration de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, tenue le 30 octobre, quelques personnes ont posé des questions au sujet des effets négatifs de l’« optimisation » (aussi appelée méthode Toyota ou lean) en cours dans le réseau. Cette opération génère un stress important chez de nombreuses intervenantes, en particulier chez les travailleuses sociales. Dans plusieurs établissements, la qualité des services aux usagers s’est détériorée à la suite, entre autres, du minutage des actes professionnels.

Des faits précis ont été portés à l’attention du conseil. La p.-d.g. de l’Agence a minimisé ou nié ces effets. Elle a fait la sourde oreille. L’enjeu : le travail social a-t-il encore un sens dans une chaîne de production ? Il serait pertinent que le nouveau ministre Réjean Hébert invite l’Agence de Montréal à se pencher de façon rigoureuse sur les effets réels de la méthode Toyota. Une abondante littérature scientifique est maintenant disponible sur ce sujet.

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2 commentaires
  • Jean-Yves Arès - Abonné 5 novembre 2012 09 h 18

    Cela ne vous inquiète pas...

    Qu’il n’y a que de 30 a 40% du temps qui soit passé au près des patients?

    Et on ne parle pas l’absentéisme.

    • Sylvain Auclair - Abonné 5 novembre 2012 12 h 30

      Mais s'il faut en plus que, sur ce temps, une bonne part soit occupée à décrire son emploi du temps minute par minute, il ne restera plus rien!