Lettre - Mes premiers cours d’histoire du Québec

Quelqu’un connaît-il un texte qui explique les modifications apportées aux cours d’histoire du Québec depuis 1960 ? Quels sont les principaux changements dans les contenus ? Qui a contribué à « déconstruire » notre histoire nationale ? Qui sont les ministres responsables de ces changements ?

Mes premiers cours d’histoire en 1960, avec les manuels des pères Farley et Lamarche et de Gérard Filteau, me présentaient Champlain le fondateur de la Nouvelle-France et découvrant le territoire, Maisonneuve à Montréal, le major Lambert Closse défendant Montréal avec sa chienne Pilote, Madeleine de Verchères effarouchant les sauvages scalpeurs de tête, Dollard des Ormeaux voulant sauver la colonie, Pierre Le Moyne d’Iberville culbutant les Anglais à la baie d’Hudson, Pierre-Esprit Radisson occupant tout le territoire, Frontenac répondant « par la bouche de ses canons », Louis Joliet atteignant le golfe du Mexique, La Vérendrye découvrant les Rocheuses, Salaberry battant les Américains à Châteauguay, Henri Bourassa fondant Le Devoir, Duplessis nous donnant notre drapeau, etc.


Tous ces « Canadiens » m’étaient présentés comme les héros de notre nation et comme petit gars, j’étais fier de mes ancêtres. Je comprenais bien les paroles de l’Ô Canada, le chant patriotique des francophones : « Nous sommes nées d’une race fière… » Qui comprend ces paroles aujourd’hui ?

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11 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 17 octobre 2012 06 h 37

    Un bon job et bilingue

    Une solide majorité de Québécois francophones souhaite le bilinguisme pour la prochaine génération afin d'améliorer leurs chances vers la prospérité matérielle.

    Très intéressés par le futur, pas mal moins par le passé, en cette période où la religion catholique à pris le bord en même temps que les vieilles habitudes et coutumes de toutes sortes incluant les ceintures fléchées, le ragout de pattes et les sets carrés.

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 17 octobre 2012 08 h 42

    Les héros passés sous silence

    On n'y parlait jamais des amérindiens, des huguenots, de l'esclavage, des massacres par nos troupes et nos militiens en Nouvelle -Angleterre, des prisonniers français prisonniers des Mohawks qui ne voulaient plus revenir et préféreraient les Adirondacks.
    C'était le bon temps.

    • Pierre Rousseau - Abonné 17 octobre 2012 11 h 51

      Ou des prisonniers anglais, pris par les Abénakis, et qui voulaient rester en Nouvelle-France comme soeur Esther-Marie-Joseph de l’Enfant-Jésus (née Esther Wheelright à Wells en Nouvelle-Angleterre) et qui est devenue supérieure des Ursulines à Québec en 1760.

    • Loyola Leroux - Abonné 18 octobre 2012 17 h 48

      Il faut avoir une vue d'ensemble. Le roman de Poulin ''Volkswagen blues'' présente bien la pénétration des francophones partout en Amérique. Il faut mettre fin à la déconstruction à la francaise.

  • Gilles Bousquet - Abonné 17 octobre 2012 09 h 05

    Pour vous faire, de nouveau, plaisir

    Pour Louis—Joseph Papineau, un saut à St-Denis-sur-Richelieu, dimanche matin le 21 octobre 2012

    À tous les Québécois francophones et aux francophiles, ne pas manquer le dévoilement de la statue de bronze de Louis-Joseph Papineau, à St-Denis-sur-le-Richelieu, dimanche, le 21 octobre à 11H30. Gilles Rhéaume, un des responsables de l’évènement, Gilles Proulx, Julie Schneider et Pierre-Karl Péladeau s'y sont annoncés.

    Les cérémonies vont commencer un peu plus tôt à l'école primaire du village. Voir page Internet suivante :

    http://www.memorial-louis-joseph-papineau.org/

    Ça va aussi souligner la victoire de nos Patriotes " la seule" de 1837/38, à St-Denis, le 22 novembre 1837. Ça va faire 175 ans, le mois prochain.

  • Dominic Dagenais - Inscrit 17 octobre 2012 09 h 19

    Vraiment?

    Et tant pis pour les Amérindiens qu'on a dépossédés de leur territoire, humiliés, acculturés, pour l'esclavage des Noirs et des Amérindiens qu'on a pratiqué pendant plus d'un siècle, pour les familles entières d'Ukrainiens qu'on a mis dans des camps de concentration en Abitibi pendant la Première Guerre mondiale simplement parce qu'elles appartenaient à une «nation ennemie», tant pis pour les femmes, pour qui votre ridicule version épique de l'histoire laisse bien peu de place, tant pis pour les ouvriers sur le dos de qui s'est construit la prospérité de Montréal au 19e siècle, pour les pêcheurs de Gaspésie, semi-esclaves des puissantes compagnies jerseyennes, tant pis pour tout ces dissidents progressistes qu'on a persécutés, harcelé et emprisonnés, pour avoir cheché à édifier une société plus juste. Il est étonnant de voir encore des gens comme vous nostalgique de cette vieille vision tronquée de l'histoire à la Lionel Groulx, empreinte d'héroïsme épique et de racisme, construite de mythes autour d'une poignée de «glorieux personnages», gommant la réalité de l'immense majorité de la population. Heureusement aujourd'hui, il n'y a plus personne de crédible qui défend pareille vision. Votre lettre avait au moins le mérite d'être amusante par sa grossière médiocrité.

    • Jean-Pierre Audet - Inscrit 17 octobre 2012 11 h 20

      Même naïve et incomplète, cette lettre a l'avantage de nous rappeler à quel point l'histoire n'avait, en 1960, pas le moindre souci de rigueur scientifique, ce qui a beaucoup changé de nos jours. J'espère seulement que nos professeurs actuels sauront la rendre à la fois rigoureuse et attrayante pour nos jeunes, surtout au secondaire.

    • André Le Belge - Inscrit 17 octobre 2012 11 h 20

      Les Ukrainiens, une nation ennemie lors de la première guerre mondiale? Ben alors, je dois revoir mon histoire générale...

    • Loyola Leroux - Abonné 18 octobre 2012 17 h 46

      Tan pis pour les ''loosers'' et pour une fois mettons de l'avant des ''winners''.

  • Gilles Bousquet - Abonné 17 octobre 2012 13 h 28

    @ M. Dagenais

    Nos Indiens occupent déjà unje bonne place dans ce musée. Ça devrait continuer.