Lettre - Honorer Robert Bourassa

J’ai été étonné de voir la rapidité avec laquelle l’administration du maire Tremblay a agi pour renommer une rue et un stade au nom de Gary Carter.


Oui, il a été une grande vedette de baseball, je ne remets pas ça en cause. Par contre, puis-je rappeler à la Ville de Montréal que nous sommes nombreux à toujours attendre que Robert Bourassa soit dignement honoré dans sa ville natale ?


Depuis le fiasco de l’avenue du Parc, notre bon maire Tremblay n’a jamais osé rien proposer pour honorer le seul premier ministre de l’histoire du Québec à être né à Montréal. Pourquoi honorer Gary Carter quand l’homme qui a dirigé notre avenir pendant près de deux décennies n’a toujours pas le droit à la reconnaissance ?


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Charles Beaudet - Montréal, le 10 octobre 2012

9 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 15 octobre 2012 08 h 21

    Bilbliothèque

    Il existe déjà la bibliothèque Robert-Bourassa, dans le quartier Outremont. Bien qu'on ne soit pas certain qu'il ait vraiment écrit les livres qu'il a signés...

  • Simon Bouchard - Inscrit 15 octobre 2012 08 h 35

    Pour la même raison qu'on ne rebaptisera pas de rue en l'honneur de Jean Charest.

    • Mario K Lepage - Inscrit 15 octobre 2012 15 h 49

      C'est très mal connaitre l'homme et très irrespectueux de votre part... Il ya une expression québécoise pour ce genre de commentaire: cheap shot!

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 15 octobre 2012 08 h 52

    Pour un parc dédié à Robert Bourassa

    Quelle coïncidence : il y a exactement un an aujourd'hui, je suggérais sur mon blogue de transformer le parc à l'Est de la bijouterie Birks en Parc Robert-Bourassa. Ce parc fait face au magasin de la Baie d'Hudson et est à deux pas du siège social de l'Hydro-Québec. Quel meilleure endroit pour lui rendre hommage.

    • Alexandre Kampouris - Abonné 15 octobre 2012 12 h 28

      Ah oui, le square Phillips avec son lieu d'aisance pour pigeons à l'effigie d'un "roi pacificateur", dont le socle ne raconte la même chose selon la langue. How very appropriate! Le défunt "Hour" avait plaisanté que la SSJB et l'ordre des Daughters of the British Empire auraient organisé une collecte commune en l'honneur du disparu.

  • Yvon Bureau - Abonné 15 octobre 2012 09 h 25

    Ne serait-ce que

    pour cette phrase mémorable :
    «Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est aujourd'hui et pour toujours une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement».

    Il est raconté que Jacques Parizeau l'aurait rejoint tout de suite après et lui aurait dit avec emphase «MON Premier ministre» !

  • Pierre Marcotte - Inscrit 15 octobre 2012 12 h 17

    Il y en a d'autres...

    Comme moi, qui attendent que la rue Wolfe soit renommée en l'honneur du cinéaste Pierre Falardeau. Ce ne serait que justice, selon moi.

    • Sylvain Auclair - Abonné 15 octobre 2012 14 h 06

      En fait, n'importe quoi plutôt de Wolfe.

      Y a aussi Amherst, commandant des forces britanniques durant la guerre de Conquête, et à qui l'on attribue l'idée de donner la variole aux Amérindiens. : «You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race.»