Lettre - Valorisation des matières résiduelles radioactives

Avec la fermeture de Gentilly-1 il y a quelques années et celle, maintenant annoncée, de Gentilly-2, le site de Gentilly devient, de loin, et ce, pour au moins quelques dizaines d’années, le principal site de déchets nucléaires au Québec. Serait-il possible d’envisager que ce site de Gentilly devienne surtout le principal site de « valorisation des matières résiduelles radioactives » du Québec ? 

Sans être un expert de l’utilisation civile des isotopes radioactifs et sous réserve d’inventaire, je me permets d’évoquer leurs nombreux usages dans le domaine biomédical et dans celui des capsules d’énergie de longue durée (dizaines et centaines d’années) utilisées dans les domaines de l’exploration spatiale et de la télémétrie à longue portée des détecteurs de divers phénomènes terrestres en régions difficilement accessibles.
2 commentaires
  • Yvan Dutil - Inscrit 6 octobre 2012 07 h 38

    Simplement non

    Monsieru Roy, votre proposition est malheureusement impossible. Pour extraire les isotopes radioactifs du combustible, il faut des usines spécialisées. De plus, mis à part le plutonium et l'uranium, il n'y a pas grand chose d'utile dans le combustible usé. Une telle usine de rétraitement nucléaire ne pourrait tout simplement pas vivre avec les seul déchets de Gentilly. Il faudrait alors offrir ses services à l'étranger.

    Étant donné la panique causée par le déplament d'un peu de matériel radioactif, c'est socialement impossible.

    • Yvan Dutil - Inscrit 6 octobre 2012 17 h 35

      Une exception cependant. Il y a 500 t d'eau lourde dans le réacteur. Cette eau vaut environ 150 M$. Cette eau lourde contient du tritium qui pourrait être extrait en Ontario.