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Lettre - Des geignards inépuisables

Si vous croyez que le hockey est notre sport national, j'ai des nouvelles pour vous. Le véritable sport favori des citoyens est sans contredit la critique. Rappelez-vous la levée de boucliers lorsqu'on avait choisi la région de Trois-Rivières pour installer la centrale Gentilly-2. On n’en voulait tout simplement pas. C'était perçu comme une maladie de peau sur une reine de beauté. Maintenant, on ne veut plus s'en séparer. Les groupes contestataires se mobilisent, ces jours-ci, pour la sauvegarde de cette même centrale.

Ce n'est pas tout! Parlant de critique, des citoyens de la côte de Beaupré s'élèvent contre le bruit et le passage des camions dans leur voisinage pour la construction d'un parc d'éoliennes. Encore une fois, on ne voit que le côté négatif. Les citoyens oublient de parler des emplois créés et des opportunités de carrières.


Pour terminer, combien de gens, les bras croisés en peine d'eux-mêmes, critiquent la construction de l'immeuble Jules-Dallaire à Sainte-Foy? Pourtant ce projet est merveilleux. Oui, le hockey est très loin derrière la critique grâce aux geignards professionnels.

6 commentaires
  • Marc-André Laramée - Inscrit 5 octobre 2012 01 h 23

    Pourquoi?

    Pourquoi, pourquoi, pourquoi!!! Pourquoi les gens du commun ne laissent-ils pas les dirigeants agir à leur guise, et ne gardent-ils pas pour eux leurs préoccupations futiles?
    ...
    Ah oui, c'est vrai, parce qu'on est dans un régime démocratique. Parce que le droit pour la population de "geindre" est le plus important gain réalisé dans l'histoire politique de la civilisation occidentale.
    D'un autre côté, je suis un peu d'accord avec vous ; c'est vrai que certaines personnes abusent parfois de leur liberté d'expression au détriment du raisonnable. Ceux qui écrivent aux journaux pour se plaindre qu'ils sont las d'entendre d'autres gens se plaindre (ironique, n'est-ce pas?), par exemple...

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 5 octobre 2012 18 h 28

      Wow!

  • Patrick Lépine - Inscrit 5 octobre 2012 02 h 43

    Bien oui, il nous manque d'immeubles...

    Avec les taux d'occupations des immeubles commerciaux, il est certain que ce nouvel immeuble du boulevard Laurier à Ste-Foy va nous être très utile pour cacher le vue des habitants du côté sud du boulevard lorsqu'il regarderont au nord. Ainsi ils n'apercevront plus les gris du ciel au nord et les montagnes plus loin. Il vont apercevoir à la place un signe de civilisation, et de ses avantages qui arrivent. Tels les augmentations de valeur foncières et les taxes qui vont avec, ainsi que le charmant trafic avec son heure de pointe. En quelques années on nous a presque fait goûter les plaisirs de Montréal en ces questions. Il ne manque à l'heure de pointe que les dérapages d'impatience, et une prolongation d'une heure et demi.

    En plus pour nous éblouir de toute l'étendue de l'originalité de la construction d'un tel immeuble en hauteur, quoi de mieux que de le déposer sur le sommet du roc du cap diamant!? Je n'ose imaginer voir reposer les fondations d'un tel immeuble dans le lit fangeux des abords du boulevard Charest et du quartier St-Sauveur de La Cité!

    Vraiment cet immeuble charmant symbole de "démocratie" à l'américaine est un exploit d'urbanisme!

    Bravo! Je vais de ce pas m'y procurer une bouteille de piquette pour bien digérer pardon savourer le bonheur que procure ce monument!

  • Luc Genest - Inscrit 5 octobre 2012 03 h 29

    L'opposition citoyenne

    Ce qui attire mon attention dans votre lettre n’est pas les exemples que vous donnez. Contester, s’opposer, c’est « pêché ». D’entrée de jeu, je suis d’accord avec la fermeture de Gentilly II. Il est temps que cela se fasse et il faut absolument que cela se fasse. Ici, le but de mon intervention n’est pas d’ouvrir ce débat. Cependant, et j’écris bien «cependant », je comprends les gens qui souffriront de cette fermeture, de s’y opposer. C’est leurs droits le plus absolue. C’est même très sain. Je m’inquièterai le jour où il n’y aura aucune opposition de qui que ce soit. Vous donnez 2 autres exemples dont je ne peux pas juger. Je ferai un peu comme vous en donnant un exemple local qui me revient à l’esprit. Dans les années 70-80, je fais attention à ma mémoire, le conseil municipal de Valleyfield avait comme projet de renflouer la partie restante du vieux canal Beauharnois dans le centre-ville pour un faire un stationnement. Un groupe de citoyen à l’époque, nommé le « 3e œil », s’était opposé au renflouage. Combien de fois n’ai-je pas entendu qu’il était impossible de faire quoi que ce soit car il y a de l’opposition, des geignards inépuisables comme vous écrivez. Aujourd’hui, la partie non-renflouée du vieux-canal est la fierté du centre-ville et du conseil municipal car il a été mis en valeur. Moral de tout ceci, l’opposition citoyenne a toujours sa place, il faut l’encourager même!

  • France Marcotte - Abonnée 5 octobre 2012 08 h 11

    Lâcher prise pour ce gouvernement

    Ce qui est périlleux pour les décideurs publics avec les jérémiades populaires, c'est de savoir desquelles il ne doit absolument pas tenir compte.

    C'est comme avec les pleurs des enfants, faut départager la réelle détresse du théâtre ou de la manipulation.

    Il ne faut certainement pas que la démocratie consiste à répondre à toutes les complaintes.

    Dans le cas de Gentilly, on souhaite vraiment que le gouvernement reste ferme, en espérant qu'il en ait les moyens. Les a-t-il?

    En démocratie, les représentants élus du peuple en principe pour leur sagesse doivent pouvoir, on l'espère, poser certains gestes.

    On peut décider d'avoir globalement confiance en son gouvernement et aller vaquer à ses occupations...comme s'occuper des petits.

  • France Marcotte - Abonnée 5 octobre 2012 08 h 58

    Des décisons impopulaires

    Pour résumer mon idée, il faudrait pour retrouver une certaine sérénité de l'esprit que les mots «démocratie représentative» retrouvent un minimum de sens.

    Pour ce, notre gouvernement pourrait rétablir progressivement le lien de confiance, qui est rompu.

    Les complaintes expriment que ce lien de confiance a par le passé été trahi.

    Faudra du temps et des preuves pour le rétablir.