Lettre - L’effet Marois!

À 63 ans, Pauline Marois devient la première femme premier ministre du Québec. L’événement est historique malgré son gouvernement minoritaire. Aussitôt que l’on se réjouit de cette victoire, on doit faire face à la réalité. Il faut se poser la question de savoir si elle aura les coudées franches pour réaliser ses projets.


Pauline Marois passe donc à l’histoire. Elle a réalisé un rêve québécois, faisant la une de tous les journaux et magazines du monde entier au lendemain du 4 septembre. Cette victoire ne s’est toutefois pas faite sans sacrifices sur le terrain de la politique où tous les coups sont permis. Elle sera non seulement la victoire d’une femme qui a plus de 30 ans d’expérience en politique, mais aussi, et surtout, celle de tout un peuple, de toutes les femmes et de toute la jeunesse québécoises.


C’est un exemple de bravoure, mais aussi un modèle de réussite. En cela, le parcours de Pauline Marois est si inspirant !


Il est un fait qu’on ne saurait ne pas qualifier d’historique dans ces élections : il s’agit de l’élection du jeune Léo Bureau-Blouin, candidat du Parti québécois dans Laval-des-Rapides, qui siégera désormais à l’Assemblée nationale du Québec en tant que jeune député.


***

 

Roger Toguem - Montréal, le 11 septembre 2012

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10 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 12 septembre 2012 06 h 39

    L’effet David !

    Monsieur Roger Toguem,

    Je partage entièrement votre «réjouissance» quant à cette «victoire» de Madame Marois, qui est aussi celle d’une nation québécoise qui résiste depuis des siècles contre les vents et les marées d’une Histoire souvent hostile.

    Je m’interroge cependant sur l’effet David, et l’intérêt stratégique que certains groupes dominants ont pu trouver dans la promotion de QS et de sa co-cheffe, alors que c’est à la tête d’un gouvernement menotté par son statut minoritaire que Madame Marois devra tenter de servir le Bien commun, et de défendre les intérêts de la grande majorité des citoyens du Québec contre ceux du pouvoir économique et financier.

    Yves Claudé

    • Jacques Patenaude - Abonné 12 septembre 2012 12 h 17

      "Effet David" ? il ne faut pas beurrer la toast trop épaise. QS est implanté presque exclusivement à Montréal et encore dans l'est de ville`. Au total il n'a fait qu'élire deux députés et je ne crois pas que son vote aie fait basculer beaucoup de comté vers la CAQ ou le PLQ. Alors on respire par le nez. La vraie question me semble beaucoup plus quel est l'impact de ce parti qui somme toute doit de se démarginaliser pour être pertinent.

  • Gilles Bousquet - Abonné 12 septembre 2012 07 h 26

    D'accord

    Mme Marois a gagné, malgré ses adversaires de l'extérieur et de l'intérieur. Elle a espéré contre toute espérance et contre les critiques et les coups bas de ses prédécesseurs : Parizeau, Bouchard et Landry. Ce dernier semble s'être rallié depuis.

    La suite de choses sera très intéressante.

  • Michel Belisle - Inscrit 12 septembre 2012 09 h 02

    Modèle de réussite ?

    Alors que le PLQ était au plus bas dans les sondages et miné par des allégations de corruptions, le PQ n’a pas réussit à atteindre la majorité. Alors que les péquistes imputent la faute sur les autres pour expliquer les piètres résultats, la réponse des électeurs démontrent clairement que la majorité n’approuve pas le projet d’indépendance du PQ.

    Alors que le Québec est la province la plus endetté du Canada et étant une des plus pauvres reçoit une compensation monétaire de la part des provinces les plus fortunées (péréquation) de 7.4 milliards, j’espère que Madame Marois ne cherchera pas à diaboliser le fédéral pour justifier son projet d’indépendance.

    Alors que durant la campagne électorale tous les partis à l’exception du PQ ont accordé une entrevue au journal The Gazette. Madame Marois qui aspirait à être un chef d’état aurait dû s’assurer de communiquer auprès de toutes les communautés au lieu de chercher à en exclure stratégiquement.

    Nous nous félicitons d’avoir une femme comme première ministre. Rappelons qu’il y a trois autres provinces qui sont représentées par des femmes. Cette tendance n’est pas le propre de notre société distincte mais plutôt le résultat d’une tendance nationale et internationale vers une représentation équitable entre les femmes et les hommes.

    • Claude Smith - Abonné 12 septembre 2012 10 h 52

      La fameuse péréquation nous fait passer pour les quêteux des autres provinces. Tout d'abord, il faudrait aussi dire qu'il y a aussi 6 autres provinces qui bénéficient de la péréquation y incluant l'Ontario. En seond lieu, il faudrait également dire que, par nos impôts et nos taxes ( Ex. TPS ), nous payons une partie de cette péréquation. Finalement, il faudrait examiner quelle proportion des dépenses globales du gouvernement fédéral sont faites au Québec. Comme le rapport Legault l'a démontré, il se pourrait fort bien que nous donnons plus que nous recevons et ceci malgré la péréquation.

      Claude Smith

      Claude Smith

    • Michel Richard - Inscrit 12 septembre 2012 13 h 45

      M Smith,
      Il ne fait aucun doute que le Québec reçoit plus du reste du Canada que ce qu'il contribue. Et si on ne veut pas avoir l'air de quêteux, on a qu'à réduire nos dépenses ou augmenter nos revenus internes (frais de scolarité, garderies etc . . . )

    • Claude Smith - Abonné 12 septembre 2012 15 h 31

      M. Michel Richard, je base mon observation sur le rapport Legault. J'aimerais savoir où vous prenez l'information permettant d'affirmer que nous recevons plus du reste du Canada que ce que nous contribuons.

      Claude Smith

  • Colette Pagé - Inscrite 12 septembre 2012 09 h 18

    Madame Marois, un exemple de détermination. de sang froid et d'ouverture !

    Avec Madame Marois, dotée d'une grande expérience de l'appareil gouvernemental, d'un sens de l"écoute et d'une propension naturelle pour les consensus, les intérêts du Québec sont en bonnes mains et tous les coquins de la construction devront prendre acte que les entourloupettes sont terminées car la tolérance zéro sera au rendez-vous. Et malheurs aux députés qui auraient la tentation de ne pas respecter les régles de bonne gouvernance.

  • Michel Richard - Inscrit 12 septembre 2012 09 h 42

    C'est bien

    mais n'exagérons pas trop, quand même: "faisant la une de tous les journaux et magazines du monde entier". Quand même pas.