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Lettre - CAQ et langue

Dans le calendrier de diffusion du Recensement Canada 2011, il a été prévu que les données sur la langue seraient divulguées lors de la dernière étape de publication, le 24 octobre 2012. Ce choix de révéler ces données sur la langue, tant à la maison qu’au travail, était certainement guidé par des raisons politiques. Au Québec, ces statistiques sont primordiales pour évaluer la situation du français. Pour le Grand Montréal, il est clair que ces données indiqueront que le processus d’anglicisation se poursuit et même se renforce, mettant en danger la place du français à la maison, et surtout au travail.


Pour tous les souverainistes et nationalistes qui ont à coeur l’épanouissement du français comme langue commune pour l’ensemble des Québécois, seul le PQ (à part Option Nationale) a dans son programme un renforcement de la loi 101 par des modifications législatives concrètes. La CAQ, à part des voeux pieux de François Legault qui ressemblent à ceux du PLQ, ne s’engage pas à modifier la Loi sur les écoles passerelles et à renforcer la loi 101 sur l’affichage et sur la langue de travail.


Par conséquent, je demande à tous les souverainistes et tous les nationalistes qui pensent appuyer la CAQ de comprendre qu’un tel vote signifie leur acceptation d’un statu quo à la PLQ sur les questions de la langue à un moment crucial pour l’avenir de leur langue. Les statistiques du Recensement de 2011 sur l’état de la langue française au Québec et principalement dans la région de Montréal mettront en évidence que le processus de fragilisation de la langue se poursuit et atteint un point de non-retour. Seul un vote pour le programme crédible de soutien du français du PQ pourrait enrayer ce processus de fragilisation. La question de la langue doit être au coeur des débats de l’élection ; il ne faudrait pas que souverainistes et nationalistes regrettent leur vote à la lueur des données qui sont dévoilées le 24 octobre 2012.


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Jean Archambault - Montréal, le 12 août 2012

5 commentaires
  • Sébastien Arcand - Abonné 14 août 2012 12 h 01

    Présomption

    M. Archambault, vous y aller un peu fort non? Des complots et encore des complots. Faut pas charrier tout de même. Vous pensez vraiment que Statistique Canada attend de sortir ces donnés à cause des éléctions québécoises? Les vases ne sont pas aussi communiquants que vous ne le croyez. Vous présumez de beaucoup de choses sans réelles preuves. Et pas besoin d'être un fédéraliste pour s'en rendre compte. L'anglicisation de Montréal n'est pas si évidente à mesurer. 'L'allophonisation', ça oui et l'Office québécois de la langue française l'a montré il y a peu. Et la question des transferts linguistiques ne montrent pas avec acuité que ce transfert se fait vers l'anglais. Sortir du manichéisme n'est pas une mauvaise chose vous savez? Vous croyez vraiment que si le Québec accède à son indépendance la question linguistique se réglera, comme par magie? Permettez-moi d'en douter sérieusement. Être attentifs et vigilants et faire une promotion intelligente et non répulsive du français, j'en suis. Mais la démonisation des uns pour valoriser les autres, très peu pour moi. La planète est déjà assez remplie de haine comme ça. La coupe est pleine, pas besoin d'en rajouter...

    • Jean Archambault - Inscrit 14 août 2012 16 h 24

      @ Sébastien Ricard.

      Monsieur, il y a méprise de votre part. Le calendrier de publication des données du Recensement 2011 a été publié en septembre 2011. Déjà, à cette date, Statistiques Canada prévoyait divulguer les données sur la langue le 24 octobre. Il n'y a donc pas de complot.

      Il faut ajouter que Statistiques Canada met toujours les données sur la langue dans la derniène étape de publication, après l'âge, le sexe, la famille, l'habitat, les régions, etc. Il serait naïf de croire que Statistiques Canada n'est pas conscient de la polémique que vont susciter ses données. Avez-vous été témoin de grandes polémiques lorsque l'on a donné le pourcentage d'augmentation de la population dans les différentes régions du Canada ?

      Montréal de naissance, j'ai vu, depuis 1990, une augmentation effarente de raisons sociales anglaises. J'ai remarqué aussi la renaissance de l'apostrophe et le s dans beaucoup de commerces et de restaurants: Harvey's, Dunn's, Domino's, Casey's, Chenoy,s, Thursday's, etc. En 1992, Medicaï Richler blâmait Ogilvy et Morgan d'avoir abandonné le 's; il demandait aux anglophones d'avoir une position plus vigoureuse dans la défense de l'anglais. Ses paroles ne sont pas tombées dans l'oreille des sourds; voyez le foisonnement de ces raisons sociales anglaises. Il y a pire, la majorité des nouvelles PME québécoises, créées par des francophones ont des raisons sociales anglaises: The Book Oven, Montreal Start-up, Kidzup, Stone lizard, Raccoon Skis, Beyondthe Rack, Nomad Logic, Training Mobs, Coaching Fix, Inkspec, MTrip, Whatsnexx, Woosworld, etc. dont le marché principal est le Québec.

      "L'allophonisation" est un concept qui cache simplement l'anglicisation des allophones car ceux-ci s'apercoivent qu'ils doivent connaître l'anglais pour travailler à Montréal et cela même pour des allophones francophones et francophiles.

      Arrêtez de nous traiter de manichéiste et ouvrez vos yeux: la bilinguisation de Montréal n'est qu'un étape intermédiaire avant son an

    • Claude Champagne - Inscrit 14 août 2012 17 h 40

      Merci M. Archambault pour votre texte et surtout pour la réplique à M. Arcand. Il y a encore de la résistance et des yeux fermés, pour ne pas froisser les "goods canadians" le Canada, si cher à eux. C'est comme si le français est une gêne, triste très triste.

  • André Le Belge - Inscrit 14 août 2012 14 h 18

    Promotion du français

    "Une promotion non répulsive" Ah oui! Toute promotion du français fut, est et sera répulsive pour la minorité majoritaire anglophone du Québec...
    Où voyez-vous dans l'article que monsieur Archambault parle de complot à propos de la diffusion en octobre de Statistique Canada?

  • judith hiléus - Inscrite 14 août 2012 18 h 35

    Le Québec n' a plus choix d'être bilingue

    Le Québec n'a plus choix d'être bilingue, bien que le Français est la langue commune. Mon questionnement en tant que jeune mère c'est que les institutions scolaires devront mettre davantage l'accent sur les cours d'anglais dès le primaire pour que nos enfants puissent être parfaitement bilingue, on a beau avoir tout les compétences du monde les employeurs du Québec demande le parfait bilinguisme. On doit donc penser à la rélève.