Lettre - Je suis une femme de conviction

Il est de bon ton parmi une certaine gauche de prétendre que Parti québécois et Parti libéral sont comme bonnet blanc et blanc bonnet. Et de tenter d’opposer vote utile et vote de conviction.
 
En quoi mes convictions indépendantistes seront-elles mieux servies en votant Option nationale tout en risquant de faire élire le Parti libéral ? Mes convictions sur l’importance de la justice sociale en votant Québec solidaire ? Mes convictions environnementalistes en votant vert, toujours avec le même risque ? Et mes convictions féministes sur la nécessaire place des femmes en politique, comment pourront-elles être mieux servies ?
 
Certes, le Parti québécois ne les porte peut-être pas autant que je le souhaiterais, mais certainement davantage que le Parti libéral. Or, le risque est réel, trop réel. Par respect pour mes convictions, je voterai Parti québécois.

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Lucia Ferretti - Montréal, le 1er août 2012
23 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 3 août 2012 01 h 39

    À force...

    ...de se contenter de ce qui est médiocre, c'est ce qu'on obtient! Et ensuite, on s'en plaint!

    • Killian Meilleur - Inscrit 3 août 2012 10 h 15

      C'est que, pour bien des gens, les élections ne seront qu'un commencement.

      Il est faux de s'imaginer que le PQ sera élu... et puis c'est tout.

      La mobilisation continuera, et le PQ, ou tout parti élu, sera aux prises avec une population beaucoup plus politisée, vigoureuse, et ambitieuse que par le passé.

      Le PQ a (légèrement) plus de chances de dialoguer avec les gens que les autres partis de gauche ont de chances d'être portés au pouvoir, c'est la raison même de la convergence des votes de gauche vers le PQ.

      Mais Marois devra compter avec des centaines de milliers d'électeurs qui, comme moi, auraient voté QS ou ON si le système électoral n'était pas - franchement - brisé. Tel est le prix de vouloir à tout prix conserver le pouvoir en canalisant le vote à gauche et en le prenant en otage par le refus d'une coalition. tel est le prix, en fait, pour vouloir exploiter le système électoral dysfonctionnel.

      D'habitude, les partis en font moins qu'ils ne promettent. Mais il est possible que Marois doive gérer un bel « automne érable » si elle s'avère incapable... d'en faire plus.

    • Gaston Carmichael - Inscrit 3 août 2012 13 h 42

      @M. Meilleur:
      "Mais Marois devra compter avec des centaines de milliers d'électeurs qui, comme moi, auraient voté QS ou ON si le système électoral n'était pas - franchement - brisé. "

      Si au moins le PQ aurait d'inscrit dans son programme un engagement à réformer le mode de scrutin, je pourrais comprendre votre choix. Ainsi, vous pourriez voter PQ cette fois-ci, sachant qu'à la prochaine vous pourriez respecter vos convictions.

      Vous voterai donc PQ cette fois-ci, et pour toutes les élections qui vont suivre, vous aurez à faire face au même dilemme. Parce qu'il y aura toujours une bonne raison pour voter stratégique. Donc, lorsque vous en aurez assez du PQ, on vous fera sentir obligé de voter PLQ.

      Et, vogue la galère!

    • Gaston Carmichael - Inscrit 3 août 2012 16 h 09

      "Mais Marois devra compter avec des centaines de milliers d'électeurs qui, comme moi, auraient voté QS ou ON si le système électoral n'était pas - franchement - brisé. "

      Vous vous condamner ainsi à voter perpétuellement PQ ou PLQ. Parce qu'aucun de ces deux partis ne propose de réformer le mode de scrutin, et que d'élection en élection, il y aura toujours une bonne raison d'ignorer ses convictions et de voter stratégique.

      Pour ajouter l'insulte à l'injure, vous privez de financement ($0.82 par vote) le parti qui représente vos convictions, pour plutôt aider à financer un des deux partis qui vous maintiennent enfermé dans leur logique de bipartisme.

  • Yves Claudé - Inscrit 3 août 2012 03 h 04

    La juste perspective d’une militante toujours debout !

    Madame Feretti,

    Merci de remettre le sens de la vie commune dans une juste perspective, dans le prolongement de votre indéfectible engagement, dans une lucidité et une solidarité conjuguées qui font manifestement défaut à une «certaine gauche»… qui est peut-être plutôt une gauche incertaine !

    Affectueusement

    Yves Claudé

  • Catherine Paquet - Abonnée 3 août 2012 06 h 04

    Ça s'appelle un vote utile

    On a le droit de poser un geste stratégique et d'enregistrer un vote utile. C'est tellement simple de le dire.

  • Catherine Paquet - Abonnée 3 août 2012 06 h 11

    Ça ne mènera pas à l'indépendance.

    Ceux qui sont encore là. parmi lLes militants de la première heure, compagnons de Pierre Bourgault, soutiennent que le fondateur du PQ inclus, les chefs de de parti non jamais été de vrais indépendantistes. Donc, un vote pour le PQ ne mènera pas à l'indépendance.

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 août 2012 08 h 09

      Mais est-ce que réélire le parti libéral ad vitam æternam va nous mener à l'indépendance plus rapidement?

    • Charles Beauchesne Armstrong - Inscrit 3 août 2012 10 h 28

      Non plus, mais mettre fin à l'alternance PQ/PLQ le fera peut-être.

    • Catherine Paquet - Abonnée 3 août 2012 15 h 58

      Mais, Charles Armstrong, pour mettre fin à l'alternance PQ/PLQ il faudrait au moins ne pas voter pour le PQ. Or on propose dans le texte initial de voter pour le PQ. Essayez d'y comprendre quelquechose.

  • Fabien Nadeau - Abonné 3 août 2012 08 h 02

    OK

    Je vous suis, Mme Ferretti!

    • Gérald Caouette - Abonné 3 août 2012 17 h 19

      M. Nadeau,

      Le PQ est pareil comme le PLQ. Retourné aux actualités du dernier mandat du PQ (1994-2003).
      Vous verrez qu'on nage dans les mêmes eaux. L'erreur boréale ça vous dit quelque chose ? Le développement accéléré des méga-porcheries ça vous dis quelque chose ?
      Récemment Radio-Canada nous apprenait que le PQ a reçu 34% des dons des firmes de génie-conseil de 2000 à 2010 !!! N'est-ce pas révélateur du blanc-bonet et bonet-blanc. Une fois qu'on a compris ça il n'est plus possible de voter PQ.
      Je voterai Qs.