Lettre - Quand on veut faire la CLASSE aux autres…

Sous le couvert d’une cause tout à fait légitime en soi, la baisse des droits de scolarité, la CLASSE se donne soudainement pour mission de changer la société dans laquelle nous vivons et de prôner un nouveau mode de démocratie populaire. Ce supposé mouvement à dimensions humaines, au dire de l’un de ses coporte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, veut porter son message à toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada et faire croire à la population que l’on peut arriver, à force de manifestations et de coups de gueule, à effrayer un premier ministre, faire fi des lois légitimement adoptées par nos élus et se moquer des injonctions émises par l’appareil judiciaire.


Ce sont ces mêmes personnes qui incitent des étudiants à intimider leurs confrères qui veulent entrer en classe, fomentent des actes de violence à l’endroit des politiciens et chroniqueurs bien connus, banalisent la violence lors des manifestations et profèrent des menaces aux organisateurs d’événements culturels et sportifs d’envergure. En agissant ainsi, ces gens-là confondent démocratie et anarchie.


Si encore nous connaissions les véritables dirigeants de ce mouvement, les mobiles qui les habitent, leurs visées politiques à plus ou moins long terme, voire le modèle de démocratie populaire qu’ils désirent mettre de l’avant, plutôt que de se cacher derrière de supposés congrès à huis clos et de se contenter de réclamer à hauts cris la défaite du gouvernement.


Sachez, messieurs, dames, que lorsque l’on veut changer le monde, il faut montrer un certain courage, avancer des idées constructives, savoir en débattre ouvertement, apprendre à faire des compromis, au besoin et, plus encore, avoir l’audace et la droiture d’affronter la population à visage découvert. C’est à ce prix que l’on en vient à se faire respecter. Descendre dans la rue, taper sur des casseroles, se cacher le visage derrière des cagoules, perturber l’ordre social, c’est peut-être amusant pour certains, mais ce n’est pas très inspirant.


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Pierre Couture - Gatineau, le 16 juillet 2012

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