Lettre - L’autonomie de Force étudiante critique

J’ai été étonné de lire, dans un article paru dans Le Devoir (« Un gouvernement dépassé par les événements »), que « Force critique étudiante » [sic] est un « mouvement » plus radical que la CLASSE, « qui prend au mot les thèses de Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’UQAM »… Mais c’est moi, ça !

Je sais bien sûr que Force étudiante critique existe depuis de longs mois, même si les médias publics et privés ne viennent que de découvrir son existence, de par son association présumée avec une action de perturbation du service de métro de Montréal. Je ne veux pas me dissocier de sa cause ni de ses analyses politiques. Mais je tiens à préciser que s’il y a une influence quelconque, elle s’exerce sans doute dans l’autre direction : c’est le mouvement étudiant qui m’inspire et que je trouve inspirant. […] Déjà dans mon cours Théories et pratiques de la démocratie, enseigné à l’automne 2010, j’avais distribué pour discussion et analyse des extraits du texte « Bases préliminaires pour une grève générale illimitée victorieuse », signé par Force étudiante critique, et qui traitait, entre autres choses, de démocratie directe. Force étudiante critique n’a pas besoin d’un professeur pour développer sa pensée et ses discours, son organisation et ses actions. […]

4 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 16 mai 2012 03 h 14

    Théorie critique et épistémologie générale de la “dissociation” …

    Monsieur Francis Dupuis-Déri a tout à fait raison de rectifier les faits lorsque Monsieur Robert Dutrisac (journaliste du Devoir) présente Force étudiante critique (FEC) comme «un mouvement qui prend au mot les thèses de Francis Dupuis-Déri» ! On peut excuser cette méconnaissance des marges politiques, mais c’est un peu comme si l’on affirmait que Monsieur Jean Charest est un sympathisant non avoué de Québec solidaire !

    Alors que FEC est associée par les médias aux événements spectaculaires du métro de Montréal, Monsieur Francis Dupuis-Déri affirme à propos de FEC: «Je ne veux pas me dissocier de sa cause ni de ses analyses politiques.» Cette dialectique de l’association/dissociation paraît bien obscure … sinon dangereuse !

    Tout cela sera plus limpide si l’on spécifiait que FEC est une sorte de paravent organisationnel du groupe politique Hors-d’Øeuvre (HO).

    En examinant la littérature politique de HO, on peut constater que Monsieur Francis Dupuis-Déri n’a pas besoin de se “dissocier” du tandem FEC/HO, puisque celui-ci s’en charge lui-même:
    http://www.hors-doeuvre.org/archives/dissection/fr
    http://www.hors-doeuvre.org/archives/dissection/la

    En espérant avoir été quelque peu fidèle à la devise du grand Boileau: «Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement». Si cela n’a pas été le cas, je déclare que je me dissocie de mes précédents propos !

    Yves Claudé

    • Jacques Patenaude - Abonné 16 mai 2012 08 h 10

      Allez lire ça. Ce groupe est une version loufoque des anciens groupes M-L des années '70

  • Pierre Brassard - Inscrit 16 mai 2012 09 h 26

    Action de perturbation ?

    Est-ce que faire une "action de perturbation" contre cette universitaire est légitime, si évidemment on ne souscrit pas entièrement à son opinion ?

    Faire une Action Directe à son domicile est-il légitime ?

    Il faut se poser cette question.

  • Pierre Brassard - Inscrit 16 mai 2012 10 h 42

    Universitaire d'extrême gauche

    Un universitaire d'extrême gauche qui joue avec le pathos révolutionnaire au Devoir c'est pas sérieux mais ça se comprend parfaitement dans les milieux intellectuels "progressistes" qui demeurent complaisant (pas d'ennemi à la gauche de la gauche).

    Il y a des activistes d'extrême gauche qui ne se cache pas à l'UQAM. La belle vie !

    Je remercie infiniment Le Devoir de nous tenir au courant de cela SANS masque !



    Note à Francis:

    Francis, va travaillez et fait preuve de plus de jugement et de maturité. Ne sais tu pas que tu prends de l'âge.... Il serait bien de faire un acte courageux de perturbation de tes confrères anar et de faire preuve de plus de profondeur en QUITTANT VOLONTAIREMENT le ghetto de l'ultra-gauche. Est-ce trop demander ?

    Tu sais, on évolue dans la vie....