Lettres - Grève altruiste

Il vaut peut-être la peine de souligner que beaucoup des étudiants en grève seront peu, ou même pas du tout, touchés par la hausse prévue des droits de scolarité.

En effet, ceux qui sont proches de la fin de leurs études n'auront pas à subir cette injuste hausse. En réalité, ce sont les étudiants du niveau collégial, et encore plus ceux du secondaire, qui auront à affronter entièrement la hausse étalée sur cinq ans. Il faut donc considérer qu'une grande proportion des étudiants universitaires en grève le font par altruisme, plutôt que pour des raisons égoïstes. On ne peut qu'applaudir cet engagement social.
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François Bergeron, Professeur au Département de mathématiques de l'UQAM - Le 11 avril 2012

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7 commentaires
  • Jean Laberge - Inscrit 13 avril 2012 12 h 21

    Égoïsme

    Le problème c'est que cet apparent altruisme cache mal l'égoïsme lorsqu'on comprend que les étudiants contestataires disent en somme: pas dans ma poche mais dans celles des autres.

    • Sarah Fontaine - Inscrit 13 avril 2012 17 h 07

      Justement, on sacrifie immensément d'énergie afin que l'argent ne soit PAS pris dans la poche des autres qui nous suivront.

    • hyde - Inscrit 13 avril 2012 22 h 58

      Visiblement, vous n'avez absolument rien compris.

      Les étudiants ne disent pas «pas dans nos poches» puisque leurs poches ne sont pas enjeux.

      En fait, les étudiants pigent directement dans leur poche pour dénoncer la hausse des frais de scolarité. Les étudiants sont prêt à perdre leur travail d'été et faire moins d'heure de travail pour rattraper les heures d'école perdues pendant la grève.

      Les grévistes se battent pour les générations futures. Lorsque les étudiants proposent de revenir à 10 palliers d'impôts, ce sont aussi de leurs impôts dont il est question. Les étudiants sont déjà des contribuables à part entière. À la sortie de leurs études, ils seront de grands contribuables.

      Les étudiants font preuves d'altruisme et de sacrifice au nom d'un idéal de justice sociale.

  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 13 avril 2012 13 h 06

    Tout à fait

    Enfin! un peu de bon sens qui s'élève de la clameur.

    On dit que les étudiants défendent leurs intérêts, que c'est un groupe de pression, qu'ils sont égoïstes!

    Tout faux : ils se battent souvent pour la prochaine génération. Les étudiants ne sont pas un groupe d'intérêts au même titre qu'un ordre professionnel ou qu'un lobby industriel, qui sont des groupes fermés et exclusifs : ils sont plutôt un groupe éphémère renouvelable dont nous souhaitons qu'une grande partie de la population en fasse partie à un moment de leur vie!

  • Biot-Pelletier Damien - Inscrit 13 avril 2012 16 h 50

    Jean Laberge a sans doute coulé ses maths

    Pas fort comme réfutation, mon cher monsieur Laberge. Ça ne passe même pas le test de la cohérence la plus élémentaire, encore moins celui de la logique.

    On vient de vous montrer que la hausse n'affectera pas la poche des étudiants actuels. Si vous voulez le réfuter, montrez-nous la faille dans le raisonnement du Prof. Bergeron. Affirmer le contraire d'une proposition ne constitue pas une réfutation valable.

  • Marc-Antoine Theriault - Inscrit 13 avril 2012 22 h 30

    Exact

    Bonjour, pour confirmer, je suis étudiant et oui j'ai une auto et oui je suis en mesure de payer mes études incluant la hausse prévue mais je suis contre cette hausse exactement pour cette raison, je me bat pour l'accessibilité, afin de permettre aux personnes moins fortuné que moi d'étudier. Car je sais qu'une population éduquée profite à la société de plusieurs façons.

  • CREPEAU - Inscrit 14 avril 2012 11 h 33

    bien dit !

    Bravo Francois ! C'est tres bien dit...