Lettres - De bonnes études...

Ma logique est-elle valable?

1968: droits de scolarité les plus élevés de l'histoire du Québec.

1968: le baby-boomer moyen, né en 1950 et âgé de 18 ans, gagne le droit de vote et désire faire son entrée aux études postsecondaires.

1968-1990: gel des droits de scolarité

1990-2012: hausse graduelle des droits de scolarité

2012: annonce d'une hausse importante de droits de scolarité qui ramènerait les frais «au niveau de 1968».

2012: le baby-boomer moyen qui a eu ses enfants entre 20 et 35 ans a terminé de payer leurs études, puisqu'ils ont plus de 27 ans.

Qui a le plus grand poids électoral?

Ah, ne vous inquiétez pas pour moi. Mes parents gagnent un bon salaire; ils ont fait de bonnes études...

***

Simon Couillard-Castonguay - Université Laval, le 19 février 2012

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9 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 22 février 2012 01 h 25

    Lorsqu'on vote...

    Lorsqu'on vote à droite suffisamment longtemps pour porter au pouvoir plusieurs fois de suite des partis de ce côté de l'hémisphère politique, il ne faut pas s'étonner que la stratégie mise en place aille dans le sens de la privatisation générale de la société. Ni se surprendre que les mesures gouvernementales défavorisent les acquis sociaux et éducatifs pourtant chèrement gagnés et payés par la collectivité.
    L'instruction n'est pas faite que pour les gens qui ont des moyens financiers mais toutefois c'est bien ce vers quoi marchent le Québec et le Canada depuis 20 ans.
    Pas plus que la santé d'ailleurs.
    Plutôt que de faire l'effort difficile de construire sur du solide, d'examiner ce qui y cloche vraiment en terme de résultats et de mettre ses culottes pour y faire face, qu'un gouvernement choisisse la réponse nébuleuse et constante de la nécessité de privatiser au maximum ce qui y touche et d'en convaincre les électeurs n'est pas sans conséquence sur la population en général.
    Quant à moi, les générations de payeurs de taxes qui ont déboursés pour construire des systèmes publics et universels de santé et d'éducation au Québec sont bafouées au quotidien par l'idée facile qu'il vaille mieux dorénavant payer pour correctement se faire soigner et faire éduquer nos jeunes...
    Et tout cela dans l'indifférence et même la complicité de nombre de nous.
    Vive le Québec libre, clairvoyant et conséquent d'une histoire sociale qu'il tente de ne pas oublier !

  • Darwin666 - Abonné 22 février 2012 01 h 30

    Encore du simplisme...

    Je suis tanné de ce faux conflit intergénérationel. Les X nous ont tappé dessus, les Y et maintenant les Z (?)... Et merde, je suis contre cette hausse et pour la gratuité comme bien des gens de mon âge! L'ennemi est le néolibétal, pas le vieux!

  • Dominique Beaulieu - Inscrit 22 février 2012 06 h 11

    L'argent est disponible

    Que le gouvernement Charest demande à ses ti namis de la construction et qui aille chercher l'argent à Ottawa avant d'endetter les étudiants. Ah c'est vrai, c'est trop lui demander que de se tenir debout devant Ottawa, il ne faudrait pas donner des arguments au méchants séparatisssssss.

  • Airdutemps - Inscrite 22 février 2012 08 h 23

    Et si ...

    Et si les étudiants dénonçaient, tel un mantra, le fait que cet argent des hausses ira directement dans les poches des administrateurs des universités. Ils auraient ainsi l'appui des citoyens.

    Changez votre discours...sinon votre cause est perdue d'avance.

  • Michel Mongeau - Inscrit 22 février 2012 08 h 51

    La hausse unilatérale, un procédé infructueux

    Professeur au cégep depuis des lunes, je ne suis pas, à priori, contre l'idée que la contribution des étudiants soit révisée à la hausse. Là où le bat blesse, c'est dans la manière utilisée par le gouvernement Charest dans cette problématique. Si ce dernier estime qu'il faut injecter de l'argent dans les études post-secondaires, il doit en faire la démonstration devant ses électeurs, il en est redevable. Ensuite, il doit rassembler tous les partenaires sociaux liés au monde de l'éducation, les consulter, écouter leurs suggestions, les impliquer dans le processus et trouver des solutions équitables, au lieu d'imposer une hausse unilatérale à cette génération d'étudiants (es), sans discussion et en brandissant la menace d'une façon arrogante et infructueuse.
    La question de l'éducation est trop importante pour se contenter de petits cataplasmes imposés sans ouverture et engendrant davantage de dissensions que de solutions viables à plus long terme. Monsieur Charest devrait garder ses gros bras pour affronter la corruption plutôt que de faire le matamore devant la population étudiante.