Lettres - Une femme exceptionnelle

Depuis quelques mois, tout le Québec découvre la vraie Pauline Marois. Celle que j'ai côtoyée comme collègue au Conseil des ministres et celle que j'ai découverte comme présidente de son caucus de députés.

À ceux qui doutent de la sincérité de Pauline Marois, voilà une femme exceptionnelle. Toutes les mesquineries et les méchancetés qui lui ont été faites ne l'ont pas empêchée de relever la tête et de poursuivre la voie qu'elle s'est tracée. Malgré les pièges nombreux sur sa route, elle poursuit avec une détermination calme son objectif de donner aux Québécois la chance de vivre dans un pays qu'ils auront choisi.

Elle vient de traverser une période tumultueuse qui lui a valu des coups en bas de la ceinture de la part de ses amis d'hier. Jamais elle ne les a attaqués. Elle a répliqué pour corriger les erreurs et les mensonges et elle a calmement poursuivi sa route. Je connais peu de gens qui auraient eu la même élégance.

Si certains Québécois doutaient de l'engagement de cette femme envers une vision du Québec moderne, je leur suggère de réfléchir. Un chef de parti qui traverse avec autant de courage de telles épreuves peut réussir à diriger le Québec vers son plein potentiel.

Cette femme, qui a arraché au gouvernement fédéral la fin de l'école confessionnelle au Québec vient de prouver devant tous qu'elle peut réussir à guider le Québec vers son plein potentiel, dans une période où le passé n'est plus garant de l'avenir.

Pour cela, elle mérite plus qu'un coup de chapeau. Elle mérite notre admiration, notre appui et notre vote, pour changer les choses et faire progresser le Québec au rang des grandes nations.

***

Rita Dionne-Marsolais - Ex-ministre et ex-présidente du caucus des députés du PQ - Le 23 janvier 2012

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22 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 26 janvier 2012 05 h 49

    Elle vient de traverser une période tumultueuse...

    Et qui vous dit que c'est terminé ?

    Ça doit bien faire trois ou quatre fois que Pauline nous dit que la crise est derrière elle et qu'elle contrôle la situation.

    Sa dernière claque, elle va la recevoir quand elle aura complètement coulé son parti par entêtement, orgueil, arrogance et carriérisme, en plaçant ses intérêts personnels au-dessus des intérêts de son parti.

    Il me semble que lorsqu’on a telle «élégance» on cède sa place avant engouffrer tout le monde avec soi. Jacques Parizeau avait eu cette élégance durant la campagne référendaire de 1995, ce n'est pas le cas avec une entêtée comme Pauline Marois.

    Telle est la différence entre un véritable aristocrate et une parvenue.

    Christian Montmarquette
    Montréal

    .

  • Yves Claudé - Inscrit 26 janvier 2012 06 h 40

    Un bel hommage … qui tombe à plat !

    Ce texte fort sympathique de Madame Rita Dionne-Marsolais en hommage à Madame Pauline Marois pourrait passer - comme message de consolation - quelques jours après la défaite électorale que le PQ est en train de se préparer sous la direction de sa « dame de béton » …, mais il est parfaitement décalé par rapport aux réalités actuelles !

    Que Madame Pauline Marois soit une fonceuse, nul n’en doute, mais il reste que c’est dans le “mur de béton” d’une défaite assurée, dans l’isolement organisationnel et le déni politique, qu’elle tente aveuglément de lancer ce qui est devenu “son” parti !

    Yves Claudé

  • S. Arcand - Abonné 26 janvier 2012 07 h 30

    Inutile mépris

    M. Montmarquette, que de mépris envers Mme Marois! Et votre insinuation élitiste n'apporte absolument rien au débat. Jacques Parizeau n'a pas démissioné par 'élégance', mais plus parce qu'il a commis une erreur en mentionnant le vote ethnique (ce qui n'était pas tout à fait faux, mais pas tout à fait vrai non plus, voir le vote des gens de la région de Québec). Et aussi beaucoup parce que Monsieur, tout comme Bernard Landry et Lucien Bouchard, sont des êtres vaniteux qui acceptent mal la défaite et la critique. Bien sûr que Pauline Marois ne fait pas l'unanimité et qu'il sera ardue pour le PQ de remonter dans les intentions de vote. Mais cela n'enlève rien à la force de caractère de cette dame qui a su, au fil des dernières décennies et surtout de la dernière année, montrer une force de caractère et des compétences peu communes. Ce n'est pas parce qu'elle vient d'un milieu relativement modeste et qu'elle a su grimper les échelons qu'il faut l'insulter sans autres arguments. Vous ne partagez pas ses goûts architecturaux ou vestimentaux? Moi non plus. Mais je respecte tout de même cette femme pour ce qu'elle a accmplie et ce qu'elle a donné au Québec jusqu'à présent. Qu'est-ce que l'aristocratie a à voir dans cela?

  • Chantal_Mino - Inscrite 26 janvier 2012 07 h 51

    Tout comme vous peut-être, Mme Dionne-Marsolais ?

    Référence:
    http://www.assnat.qc.ca/archives/Archives-36leg1se
    et écrivez dans «Rechercher» : [sa démission]

    J'espère que les québécois(ses) vont se renseigner adéquatement et appliquer le : « Je me souviens » avant d'aller voter et que le PQ ne rentrera pas comme il est parti présentement, surtout avec des personnes telles que Mme Marois, Mme Agnès Maltais et vous-même.

    Le PLQ ou le PQ, c'est du pareil au même pour le moment.

  • Line Légaré - Abonnée 26 janvier 2012 08 h 03

    @M. Montmarquette

    Quelle haine dans vos propos!! C'est triste à lire....