Lettres - Lettre à Mme Pauline Marois

Quand allez-vous enfin comprendre que le peuple québécois est écoeuré de la situation politique du Québec et du Canada? Les conditions gagnantes sont enfin présentes. Le peuple attend que quelqu'un en tire clairement les conséquences et lui présente avec sérieux et sans hargne la seule alternative possible à l'actuel gâchis canadien, l'indépendance du Québec. Vous êtes encore à la tête du SEUL parti dont le premier devoir est de sortir au plus vite le Québec de ce pays qui le renie.

Les carottes sont cuites avec ce gouvernement rétrograde de Stephen Harper, un gouvernement à la solde des pétrolières multinationales et des intérêts du Canada anglais. Les Québécois sont inquiets de sa complicité tacite avec un Vladimir Poutine, le seul chef d'État au monde qui approuve la position canadienne à Durban sur l'environnement. Il n'y a plus rien à attendre de ce type de politicien borné et irresponsable, qui se fout du Québec, de nos valeurs, de nos attentes, de notre avenir, de l'avenir de notre planète et donc de celui de l'humanité toute entière.

Madame MAROIS, il faut dès maintenant préparer l'avenir indépendant du Québec, avant qu'il ne soit trop tard. Le temps presse... Réveillez-vous, cessez de tergiverser, de procrastiner, de caqueter sur les petitesses des partis politiques. Montrez-nous que vous êtes capable de grande politique sinon votre entêtement et votre obstination vous conduiront à la «négation tranquille» de notre nation. La seule alternative, c'est l'indépendance du Québec, la clef de voûte de notre affirmation nationale et internationale. Tout le reste n'est que diversion... Si vous ne pouvez pas porter l'urgence de cette alternative, de grâce, démettez-vous, et ce, le plus rapidement possible... l'histoire vous en saura gré.

***

Jean-Louis Bourque, Politologue - Le 27 décembre 2011

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22 commentaires
  • Guillaume Baillargeon - Inscrit 29 décembre 2011 01 h 33

    Mais les sondages ???

    L'ensemble des sondages ne disent-ils pas que le OUI ne recueillent pas le 50 % 1 nécessaire ?

    À moins qu'on affirme que les sondages sont truqués ?
    Et si ils ne le sont pas, que souhaitent-on ? Enfonçez dans le fond de la gorge des Québécois l'idée d'indépendance ?
    Truquer le système via une élection référendaire ?

  • Gilles Bousquet - Inscrit 29 décembre 2011 03 h 22

    Beau en principe mais pas en pratique

    Belle envolée séparatiste mais, si Ottawa est à la charge des pétrolières, le Québec l’est aux minières…pas bien mieux.

    Si nous sortons le Canada du Québec, le Canada devrait continuer à polluer sans nous et peut-être encore plus qu’avant.

    Après avoir enlevé l’association et le partenariat avec le ROC de son programme, le PQ est devenu simplement séparatiste.

    67 % des 40 % des Québécois qui se déclarent souverainistes, dans les sondages, veulent rester dans le Canada.

    Ça fait donc 12 % de véritables séparatistes plus 27 % de souverainistes mous de la constitution.

    Il y avait 8 % de séparatistes du temps du RIN de M. Bourgault. Ça fait 50 % d’augmentation mais, ce n’est pas assez.

    Pas assez pour se séparer. Faut juste trouver une solution mitoyenne, une alternative entre la séparation et le fédéralisme.

    Une véritable confédération d’États souverains à la place de la fédération actuelle nommée faussement confédération.

  • François Ricard l'inconnu - Inscrit 29 décembre 2011 06 h 32

    Le temps de la renaissance

    L'indépendance, que le PQ a mise sous le boisseau ces quinze dernières années, est un feu qui couve et qui ne demande qu'une bonne bouffée d'air frais pour s'embraser.
    Cette bouffée d'air frais est constituée d'une nouvelle approche, plus simple, vers l'indépendance et de la venue d'un chef qui saura rallier et les vieux et les jeunes dans la poursuite de cet objectif bien légitime: l'indépendance du peuple québécois.
    Mme Marois a bien servi l'État pendant de nombreuses années.
    Nous lui en sommes reconnaissants. Mais elle doit maintenant passer le témoin à quelqu'un d'autre.
    Le PQ a aussi accompli de belles choses. Mais le temps est aussi venu de changer son approche en profondeur ou de disparaître.

  • Catherine Paquet - Abonnée 29 décembre 2011 07 h 26

    Comme politologue, on aura vu mieux...

    Pas un mot de ce que fait et ce qui fait un politologue. Un peu de Science politiqie. Il faut être étroit, ou dépourvu, d'esprit, de pensée et de pédagogie pour fonder une décision sur l'avenir des Québécois sur les agissement un gouvernement conservateur, tout détestable qu'il soit, mais qui fera face à des élections dans trois ou quatre ans.

  • jeanduc - Abonné 29 décembre 2011 07 h 43

    Sentiment d'urgence!

    il y a urgence sur le front de la langue et celui des ressources naturelles; il faut d'un(e) leader qui va droit aux faits sans dentelle. Il lui faut dénoncer la véritable guerre qui est menée contre l'indépendance du peuple québécois et dont une des stratégies est la création du cynisme de la population envers toute la classe politique. Il faut rejoindre les jeunes qui sont apathiques face à la chose politique. Il faut interpeller les Charest et Legault sur la dépendance du Québec et de ses conséquences. Il faut surtout être capable d'incarner le changement tout en se faisant rassurant. Jacques Parizeau, Bernard Landry ont cette sature, mais qui d'autre. Pauline Marois ferait une excellent première ministre. Mais, il nous faut un président!