Lettres - Non solum sed etiam...

J'ajoute mon grain de sel à l'article persuasif de Tanya Longpré publié mercredi dans Le Devoir. Les pratiques courantes dans les maternelles existent pour des raisons pédagogiques. De plus, la langue a sa primauté dans les classes vouées à la petite enfance. Pratiquement parlant, un enfant apprend énormément en chantant et en bougeant. Spécifiquement, la chanson délie la langue mieux que n'importe quel autre outil. Les aptitudes langagières ainsi acquises ont un effet positif sur la lecture, l'écriture et tout ce qui en découle.

C'est donc dire que les parents de la fillette, sans le vouloir, certes, marginalisent leur enfant et freinent presque irrémédiablement son progrès. Du point de vue du contribuable, de sommes importantes en rattrapage seront versées à l'avenir: ces moyens sont coûteux et moins efficaces que les méthodes préventives et ludiques. En conclusion, une question: quelles sont les connaissances de la direction de cette école?

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Christine Pilotte-Rutland, enseignante à la retraite - Le 21 décembre 2011
4 commentaires
  • Henri Marineau - Abonné 23 décembre 2011 04 h 13

    Une murale toujours d'actualité

    Deux événements insolites se sont produits dernièrement dans nos écoles du Québec.
    À Montréal, quartier Saint-Michel, dans une classe de maternelle, une fillette musulmane assise dans un coin porte un casque antibruit pour ne pas entendre ses copains et ses copines chanter, pour éviter d’entendre de la musique occidentale parce c’est contraire à sa religion.
    C’est le désir des parents que leur fille ne soit nullement en contact avec la musique. Le pire, c’est que les responsables de l’école ont répondu à la demande des parents, la directrice de l’école se faisant rassurante en affirmant que la petite se porte bien, tout en promettant, qu’une fois au primaire, elle n’aura plus droit à cet accommodement.
    À Laval, à l’école secondaire Mont-de-la-Salle, paraît-il qu’il est interdit, dans les écoles de la C.S. de Laval, de souhaiter Joyeux Noël parce que ça peut indisposer les élèves musulmans. Toute infraction à cette règle est sanctionnée d’une sortie de classe, voire d’une suspension. Selon certains commentaires dignes de foi, la règle est appliquée, du moins par certains enseignants. Le cas se serait présenté récemment et on a indiqué la porte à l’élève.
    Des attitudes aplaventristes inacceptables qui nous ramènent implacablement devant la murale de Jordi Bonnet placardée à l’entrée du Grand Théâtre de Québec en 1969 : « Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves…C’est assez ! »

  • Marc-Antoine Daneau - Inscrit 23 décembre 2011 06 h 15

    "sans le vouloir, certes," ?

    Je trouve le contraire plutôt manifeste, ils en ont même fait la demande : isoler et ridiculiser notre enfant au nom de principes moyen-âgeux. Et la direction de l'école, plus louche encore, accepte. Prochaine étape : ajout de lunette anti-lumière le jour de la visite d'une musée.

  • Nelson - Inscrit 23 décembre 2011 13 h 08

    Tolérer certains choses en échange qu'ils participent à la vie sociale d'ici..


    Le dilemme de l'Association des femmes et du QS, accepter des voiles insultantes pour les femmes d'ici, pour éviter que les femmes avec voiles restent isolés à la maison.

    Compliqué, comme le bandeau Sick à la gendarmerie royale, ou les bouchons dans les oreilles de l'enfant à la garderie..

    Le pari est miser sur leur évolution éventuelle à s'adapter à la société d'accueil.

    Tranquillement, les faire comprendre les avantages de la liberté, la démocratie, égalité hommes-femmes.

  • camelot - Inscrit 23 décembre 2011 15 h 03

    Abus

    Cette minorité abuse de nos lois et l'ignorance de leur culture. Il est faux d'affirmer que la musique est interdite par le Coran, d'ailleurs l'acool non plus n'est pas interdit. Ce sont des règlements qui ont été adoptés après coup par des imams qui étaient confrontés à des excès. Chez les grands de Perse, d'Arabie, bref, du monde arabe, il y a toujours eu consommation de vins, musiques et poésies.