Lettres - En sommes-nous rendus là ?

Le président de l'Ordre des architectes a raison: le projet de l'amphithéâtre de Québec ne doit pas être préparé sous la pression du temps et sous les menaces. L'expérience enseigne que le succès de toute entreprise repose, en partie, sur sa préparation. Le temps et l'argent que l'on y consacre représentent les meilleurs investissements humains et financiers, au même point que le choix du gestionnaire du projet. Une affaire mal partie peut devenir une affaire honteuse et un gouffre financier. Tel fut le Stade olympique de Montréal.

Au début des années 1970, avant la construction de ce stade, des représentants des architectes et des ingénieurs, dont je faisais partie, ont tenté de raisonner le maire Drapeau relativement à ses intentions au regard du choix des professionnels et, notamment, de la gouverne du projet. Le despotisme étant alors la règle, Drapeau répondit par des menaces. Cet homme errait et le temps l'a amplement démontré. En sommes-nous là à Québec?

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Jean-Marie Desgagné - Ingénieur, le 16 octobre 2011

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