Lettres - En sommes-nous rendus là ?

Le président de l'Ordre des architectes a raison: le projet de l'amphithéâtre de Québec ne doit pas être préparé sous la pression du temps et sous les menaces. L'expérience enseigne que le succès de toute entreprise repose, en partie, sur sa préparation. Le temps et l'argent que l'on y consacre représentent les meilleurs investissements humains et financiers, au même point que le choix du gestionnaire du projet. Une affaire mal partie peut devenir une affaire honteuse et un gouffre financier. Tel fut le Stade olympique de Montréal.

Au début des années 1970, avant la construction de ce stade, des représentants des architectes et des ingénieurs, dont je faisais partie, ont tenté de raisonner le maire Drapeau relativement à ses intentions au regard du choix des professionnels et, notamment, de la gouverne du projet. Le despotisme étant alors la règle, Drapeau répondit par des menaces. Cet homme errait et le temps l'a amplement démontré. En sommes-nous là à Québec?

***

Jean-Marie Desgagné - Ingénieur, le 16 octobre 2011
6 commentaires
  • Gilles Bousquet - Inscrit 18 octobre 2011 08 h 15

    Longueur de temps

    Si la longueur de temps était un gage de succès, la santé triomphe au Québec.

  • Rodrigue Tremblay - Inscrit 18 octobre 2011 09 h 13

    Grouille

    Les Chinois viennent de construire un immense pont en 4 ans à peine. Ici, on parle de 10 ans!
    Labeaume essaie de faire moderne, plutot que téteux, comme nos ordres professionnels qui étirent la sauce pour allonger les factures...

  • Marie Mance Vallée - Inscrite 18 octobre 2011 09 h 45

    Le modèle chinois

    Il ne faudrait tout de même pas adopter le modèle chinois dont les chantiers ressemblent à des nids de fourmis à l'ouvrage.

    De la mesure, de la mesure !

    Je fais confiance au maire de Québec.

  • Jeannot Duchesne - Inscrit 18 octobre 2011 09 h 54

    Le temps des oublis

    Le temps que les parts du gâteau soient bien coupées justes et équitables. Que ça ne devienne pas une affaire honteuse et un gouffre financier. Le CHUM, avec toutes ces années d'attente, d'études et d'évaluations, les coûts ont été réévaluées sans cesse à la hausse avant même la première pelleté de terre soit levée, ce sera surement l'étalon du succès d'un entreprise que Monsieur Desgagné espère tant nous faire avaler tout rond.

    La panacée au scandale actuel, le TEMPS, pas l'éthique, pas l'honnêteté, pas la probité, non, le TEMPS.

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 18 octobre 2011 12 h 05

    La beauté bleue

    L'amphithéâtre a pour seul objet d'enrichir une petite oligarchie surfant sur la vague bleue. Il exige des sièges, plusieurs escaliers, une patinoire, un plateau de spectacles pour l'écurie Péladeau et un gros stationnement. Pour le 1% d'oeuvre d'art, j'opterais pour la sculpture d'une grosse valise avec des citoyens dedans.