Lettres - Un argument fallacieux

On apprenait la semaine dernière que 41 % des profits des entreprises minières prennent la route d'Ottawa et de Québec sous forme d'impôts et de redevances. Or, amalgamer de telle façon redevances et impôts est un étrange exercice qui ne sert qu'à redorer l'image des minières. Plutôt que d'être adossées aux profits (soit les revenus moins les dépenses), les redevances devraient en effet être comptabilisées dans la colonne des dépenses comme un coût de production.

Si par exemple une compagnie de jeux vidéo comparait les salaires de ses créateurs (un de ses coûts de production principaux) à ses profits, il y a de bonnes chances pour le chiffre soit supérieur à 100 %, sans pour autant empêcher cette compagnie de faire des profits.

Les ressources naturelles à leur état brut appartiennent à l'ensemble de la société québécoise, il est donc normal que les entreprises qui exploitent et transforment ces ressources non renouvelables paient leur consommation, tout comme le fabricant de vêtements paie son tissu. Cela n'a rien à voir avec l'impôt que paient (en théorie) toutes les sociétés.

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Julien Surprenant-Legault - Économiste, Montréal, le 8 septembre 2011

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1 commentaire
  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 15 septembre 2011 10 h 34

    Un raisonnement plus que logique

    Merci Julien de ta contribution au débat.

    Je voterais p-ê pour toi si tu pouvais te présenter à une élection pour être ministre des ressources naturelles...

    Guillaume Blouin-Beaudoin