Un peu de frugalité, Madame la députée!

Je m'insurge! Ma députée, qui est en politique active depuis trois mois, trouve déjà qu'elle n'est pas suffisamment rémunérée pour son travail, selon ce qu'elle a récemment affirmé à l'hebdomadaire local La Seigneurie. Mme Sana Hassainia, députée néodémocrate de Verchères-Les Patriotes, bénéficie d'un salaire de base de 157 131 $ (sans compter les avantages inhérents à la fonction).

On serait en droit de s'attendre à plus de retenue, surtout de la part d'un parti socialiste qui prétend avoir à coeur les intérêts des travailleurs. De plus, elle n'a siégé que trois semaines depuis son assermentation! Bon, il faut lui concéder qu'à l'instigation de son parti, elle a été contrainte de travailler pendant la Saint-Jean-Baptiste. D'ailleurs, devrait-on la payer à temps triple et lui accorder une prime de nuit? Selon le dernier recensement, le salaire médian d'un travailleur à temps plein de la circonscription n'est que de 45 553 $. Cette attitude est surprenante de la part d'une personne qui n'avait jamais rencontré ses électeurs avant d'avoir été élue! Comme le disait John F. Kennedy: «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Dans le même article, Mme Hassainia se défendait de s'être présentée par opportunisme. Je crois qu'elle a raison: elle est là par accident!

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Axel Fournier - Varennes, le 11 août 2011
9 commentaires
  • Fabien Nadeau - Abonné 15 août 2011 07 h 10

    Doux, doux...

    Que de vitriol, M. Fournier, qui ne sert qu'à exprimer votre haine du changement. Je vous propose une démarche honnête. Regardez un peu ce qui s'est passé dans le bureau de son prédécesseur... Doux, doux...

  • Marie Mance Vallée - Inscrite 15 août 2011 07 h 12

    Des salaires minables...

    J'espère que ses électeurs la mettront dehors à la prochaine élection. À moins qu'entretemps, elle soit morte de faim, vu le salaire minable qu'elle reçoit.

  • Daniel Guay - Inscrit 15 août 2011 08 h 06

    Fallait s'y attendre

    On s'est inquiété pour rien...ils apprennent très vite finalement.

  • Rafik Berzi - Abonné 15 août 2011 08 h 27

    Mme Hassainia a raison

    @M. Fournier,
    Vous trouvez que le salaire de député est très bien payé, je vous suggère donc de vous présenter à la prochaine élection et de suivre le rythme de vie qu'ils ont.
    Pour ma part, je voudrais au moins le double pour travailler en étant toujours critiqué en étant au service des autres.
    Deux bureaux, deux maisons, des journées interminables au parlement et de ne pouvoir m'exprimer que quelques minutes par jour...
    Et au fond le double ne serait pas assez.
    À bon entendeur salut,

  • Bernard Dupuis - Abonné 15 août 2011 09 h 44

    Une autre!

    Je savais que les citoyens de notre circonscription de Berthier-Maskinongé n'étaient pas les seuls à avoir été floués par le parti Layton et le système électoral canadien, mais je suis content d'apprendre comment concrètement cela se passe ailleurs. D'où vient cette madame Hassainia? Est-elle une autre candidate parachutée de l'université McGill ou même d'Ottawa? Peut-elle s'exprimer convenablement en français?

    Les Québécois, nous a-t-on répété ad nauseam, ont voté pour le «bon Jack». Cela est incontestable, mais n'excuse pas le fait qu'ils auraient dû faire leur devoir de citoyen consciencieusement en s'informant au sujet du député ou de la députée qu'ils allaient envoyer au parlement fédéral. Nous ne sommes pas dans un système présidentiel. Nous ne pouvons pas nous débarrasser de notre vote de manière aussi désinvolte que nous l'avons fait le 2 mai dernier sans en payer le prix.

    La principale conséquence de cette désinvolture est le fait que la voie du Québec est considérablement diminuée à Ottawa. Le Québécois fait encore partie du Canada, mais l'astuce est de le rendre muet et même invisible. En votant de manière aveugle pour ce genre de candidats, les Québécois ont contribué à perpétuer le statu quo, à nous condamner à l'absence et au silence.

    Bernard Dupuis, Berthierville.