Lettres - Le Parti québécois manque de substance

Le 27 mars 2011, Jacques Parizeau avait posé un tas de questions de fond sur les tenants et les aboutissants de la souveraineté.

Les temps ont changé en effet et le Parti québécois doit être capable de répondre à des questions de grande politique moderne pour convaincre les Québécois qu'il a l'envergure d'un parti national et que la nation possède toujours des vertus incontournables dans un monde qui se mondialise. Cette grande politique serait aussi une préparation essentielle avant de penser à faire un référendum. Mais la surprise est que le Parti québécois est toujours dénué de toute pensée profonde et qu'il semble surtout absolument incapable de le faire. Les problèmes de géopolitique lui passent par-dessus la tête. Le Parti québécois est devenu une Union nationale désuète.

***

Michel Magnant - Montréal, le 20 juillet 2011
 
12 commentaires
  • Marcel Bernier - Inscrit 21 juillet 2011 01 h 47

    L'art de tourner les coins ronds...

    Le Parti québécois reste une formation politique assez dynamique: à preuve, sa plateforme électorale.
    Bon! Pour ce qui concerne l'indépendance, on oublie ça : c'est bel et bien entendu que ce parti ne fera jamais la promotion de cette avenue. Comment des député(e)s ayant juré(e)s allégeance à la Couronne britannique pourraient, ne serait-ce qu'en rêve, vouloir autre chose que le statu quo constitutionnel!
    Pour ce qui est de la gouvernance souverainiste, c'est entendu qu'un gouvernement provincial gouverne de façon souveraine dans son champ de compétences et donc rien de nouveau sous le soleil.
    Pour ce qui est de l'approche Larose (le rapport de force à créer ou à encourager face au gouvernement d'Ottawa), pour emberlificoter les nigauds et les sots qui croient encore que ce parti nous amènera vers les rives de la Terre promise, c'est ce qui semble le plus risible dans toute cette aventure sans lendemain.

  • Marcel Bernier - Inscrit 21 juillet 2011 06 h 49

    Qui plus est...

    Cette histoire de monarchie républicaine (allégeance à la Reine et au peuple du Québec) constitue l'aliénation fondamentale de ce parti.
    En l'espèce, nous nous retrouvons dans une contradiction.
    Le Parti québécois, pour bien faire, devrait se centrer sur la tâche principale, hautement politique, d'instaurer un État de droit (les libéraux sont dans le domaine des passe-droits tous azimuts, ce qui génère des faits troublants dans les domaines de la justice, de l'attribution des contrats publics, des retours d'ascenseur, etc.); de plus, sa social-démocratie devrait nous démontrer que la justice sociale et la dignité humaine sont des enjeux qui méritent d'être poursuivis dans toute leur ampleur et recevoir toute l'attention de nos député(e)s.

  • Normand Perry - Inscrit 21 juillet 2011 08 h 52

    Le peu de substance du PQ vous dites?

    La seule formation politique qui aurait pu être en mesure de présenter un seul grand projet mobilisateur et ainsi offrir un vrai choix à la nation québécoise est le PQ. Vous avez sans doute noté le temps employé dans cette dernière phrase, qui « aurait pu être » (passé conditionnel)? Suite aux évènements des dernières semaines au PQ (démission de quatre députés du caucus) et antérieurement l’adoption au dernier Congrès de ce parti de la « gouvernance souverainiste » (qui dans ma perspective ne vaut pas mieux que « l’affirmation nationale » de Pierre-Marc Johnson), il m’est devenu assez clair que ce parti politique a scellé son avenir vers le caveau funéraire. Bernard Landry a eu cette phrase caractéristique de ce que pourquoi ce parti existe : « le PQ a été fondé pour faire l’indépendance nationale et non pour gouverner ». La substance par laquelle ce parti a pris forme est évaporée et la forme qui demeure aujourd’hui n’inspire personne dans la population. Son chef actuel illustre très bien l’indifférence parfaite que peut avoir aujourd’hui l’ensemble de la classe politique à l’égard des profondes aspirations du peuple qu’ils n’écoutent jamais! Une seule chose peut éviter un sort semblable, voir pire que celui qu’a subi le Bloc Québécois le 2 mai dernier est un putsch, un putsch éjectant à la fois son chef actuel et la tiédeur devenue caractérielle du PQ à l’égard de sa mission et de sa raison d’être : l’indépendance nationale du peuple du Québec. Pour sauver ce parti du caveau funéraire qui l’attend, il lui faudra un chef n’ayant qu’un seul et unique leitmotiv, un projet de société mobilisateur que la nation québécoise appelle de tous ces vœux : l’avènement d’un pays. Que l’on en fasse un enjeu d’élection! On prend le pouvoir et on déclare l’indépendance. Cette proposition électorale n’a jamais été LA proposition du PQ et dans l’état actuel des chos

  • Geoffroi - Inscrit 21 juillet 2011 08 h 59

    Une lettre sans substance

    Votre critique me semble quelque peu superficielle.

    Pour davantage d'informations:
    http://pq.org/parti/programme

  • Maryam - Inscrit 21 juillet 2011 09 h 05

    La séparation, puis après

    Le parti québeçois aimerais qu'on leur signe un chèque en blanc. Je crois que le parti ne sait même pas ce qui nous attend après, c'est de l'improvisation et il faudrait faire confiance ne sachant pas si le bâteau prend l'eau.Chacun s'improvise capitaine. Il nous demande de nous unir alors qu'il ne s'entende même pas entre eux.