Lettres - Biennale de Montréal

Réaction à l'article de Marie-Ève Charron sur la Biennale de Montréal paru dans Le Devoir des samedi 7 et dimanche 8 mai 2011.

Je comprends mal la position de madame Charron de donner à David Liss toute la responsabilité du commissariat de la Biennale de Montréal. Tous nos communiqués, notre site Web et tous les journalistes qui ont écrit à ce jour sur la BNL (et non BML, comme cité par madame Charron) ont bien compris que la BNL MTL avait comme commissaires Claude Gosselin et David Liss. Cette annonce a été faite à la conférence de presse à laquelle assistait madame Charron.

Après avoir choisi le thème du hasard et avoir imposé ce retour au texte fondateur de Mallarmé, Un coup de dés jamais n'abolira le hasard, j'ai invité David Liss à partager avec moi le commissariat de la biennale. Je suis par contre très heureux de constater que tous les artistes signalés par madame Charron sont mes choix personnels. Heureux hasard!

Enfin, je comprends mal pourquoi on s'acharne à rappeler dans un article qui traite de la BNL de cette année l'appréciation personnelle qu'elle a eue ou qu'elle rapporte des trois dernières éditions. Des journalistes étrangers ont eu des réactions totalement opposées à la sienne. Et que vient faire cette remarque, de considérer comme des «ratés» le fait que les textes des commissaires n'ont pas été traduits dans la brochure? Nous avons préféré donner plus de textes aux lecteurs. Les traductions peuvent être lues sur notre site Web: www.biennalemontreal.org.

Nous avons de grands projets pour la BNL MTL. Mais pour les atteindre, il faut plus de moyens financiers et plus d'appuis de la part de ceux et de celles qui se disent à la défense des arts visuels.

***

Claude Gosselin, cocommissaire de la BNL MTL 2011 et directeur du Centre international d'art contemporain de Montréal - Le 9 mai 2011

***

Réponse de Marie-Ève Charron:

Monsieur Claude Gosselin a bien raison de relever l'omission de son nom dans mon article. Sa présence à la direction du CIAC ou comme commissaire de l'événement est même un présupposé que, malencontreusement, je n'ai pas rappelé; la Biennale de Montréal, c'est lui.

Si toutefois il avait bien lu mon article, M. Gosselin aurait vu que je n'imputais pas toute la responsabilité de cette édition au cocommissaire David Liss. Je constate par contre que M. Gosselin tient surtout à personnaliser ses choix, au risque de compromettre la cohésion du commissariat.

Aussi, qu'il le veuille ou non, la critique d'art est en droit d'être exigeante et n'a pas à être consensuelle. Sa rigueur passe notamment par une mise en perspective historique et ne saurait non plus se contenter de cautionner aveuglément.

À voir en vidéo