Lettre - La dérive autoritaire de Stephen Harper

Le gouvernement Harper a été défait en raison de ses pratiques antidémocratiques et de sa culture du contrôle et du secret. Loin de s'amender, le Parti conservateur tient les journalistes à l'écart avec des clôtures et expulse de ses rassemblements tous les citoyens qui ne sont pas ses partisans inconditionnels. On enquête sur les opinions des citoyens, on place la GRC au service du parti au pouvoir, on laisse planer des menaces voilées à ceux qui ne voteront pas «du bon bord».

Alors qu'un vent de démocratie souffle sur le Moyen-Orient, celle-ci semble en voie de régresser dans notre pays. Les conservateurs planifient de dépenser des milliards de dollars pour multiplier les prisons à travers le pays. Est-ce qu'il faut déduire que ce n'est pas pour faire de la place aux criminels, mais plutôt aux journalistes trop curieux, aux adversaires politiques, aux libres-penseurs, aux artistes et autres indésirables aux yeux de M. Harper?

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Nicolas Saucier - Québec, le 6 avril 2011
3 commentaires
  • Fabien Nadeau - Abonné 8 avril 2011 07 h 03

    D'accord

    Les pratiques contrôlantes de M. Harper en phase de séduction de l'électorat ont le mérite de nous faire voir le vrai Harper. Imaginez-le lorsqu'il n'aura pas besoin de séduire qui que ce soit. C'est un homme dangereux.

    Ceci dit, je ne dis pas que le Parti Conservateur soit dangereux, même si ses politiques ne ressemblent pas beaucoup à ce que j'espère. Mais le Parti Conservateur est devenu le Parti Harper et ça change tout.

    Il faut battre les Conservateurs pour permettre aux Conservateurs de se débarrasser de lui. En espérant que la branche Reformist de la coaliton conservatrice ne réussira pas à nous imposer encore pire!!!

  • dehorsharperblog - Inscrit 8 avril 2011 07 h 25

    Gouvernement opaque

    Effectivement, comme le dit M. Dadeau, si on se fie sur l'attitude de M. Harper lorsqu'il conserve un souci minimal de plaire, il y a tout lieu de s'inquiéter des abus de contrôle auquels il se livrera s'il obtient une majorité. Jusqu'à présent, il n'a jamais fait donné l'impression qu'il respectait l'institution démocratique qui l'a porté au pouvoir. Au contraire jamais un gouvernement au Canada n'a été aussi obsédé par le contrôle de l'information et aussi désireux de se soustraire de toute les façons possible à son devoir de transparence:

    Dehors Harper:
    http://dehorsharper.wordpress.com/category/control

    «Harperland: The Politics of Control», de Lawrence Martin:
    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-specta

  • Monsieur Pogo - Inscrit 8 avril 2011 11 h 33

    Élections, piège à cons.

    Harpeur est semblable au maire Lebaume, au maire Tremblay, à Jean Charest, à l'ex-maire Olivier : c'est le complet, la cravate et les cheveux peignés qui tiennent lieux de discours.

    Et ce discours-là suffit amplement, en démocratie, pour accéder au pouvoir.

    C’est qu’à notre époque, la participation de l’électorat à la vie politique se résume à déposer périodiquement un bout de papier dans une boîte de carton...

    Alors, au diable les discours grandiloquents ; si l’on fait abstraction du financement, pour être élu il suffit simplement au candidat de contrôler l’impression que communique sur le public sa personne et son discours...

    Conseil au candidat qui souhaite remporter le scrutin : méfie-toi des journalistes, et contente-toi de soigner ton image : dis bonjour à la dame, brosse-toi les dents, mets ta belle chemise, et on va voter pour toi.