Lettres - À signaler

Je sais bien qu'il est plus vendeur et beaucoup plus mobilisateur pour les partisans de Mme Marois de dénoncer le manque de respect et les accrocs à la civilité qui surviennent du côté des Canadiens anglais envers les Québécois et la langue française que de remarquer les quelques occasions où les médias anglophones se prononcent pour le respect du français et du bilinguisme au Canada.

On verra sans doute peu de chroniqueurs prendre le temps de relever cet éditorial du Globe and Mail du 5 février qui demande au gouvernement de la Colombie-Britannique de ne pas réduire la place du français dans le système scolaire. Le Gobe and Mail prend position fermement. Il soutient que les cinq autres langues proposées peuvent bien faire partie du programme d'enseignement du ministère, mais le français doit être enseigné d'abord comme unique langue seconde. Et il demande à la Fédération des enseignants de rejeter cette proposition du ministère qui voudrait que le programme d'enseignement des langues secondes mette sur le même pied le français et les cinq autres langues qui pourraient faire partie du programme officiel, entre autres, le mandarin, l'espagnol, le portugais, l'hindi...

Le quotidien termine en affirmant que le multiculturalisme ne doit pas faire oublier la politique du bilinguisme et demande que les maisons d'enseignement maintiennent et fassent la promotion de cet aspect essentiel de la politique canadienne.

Bien sûr, on se demandera ce que le gouvernement de la Colombie-Britannique a décidé, on le saura bientôt, mais on ne peut pas dire que tous les médias anglophones souffrent de francophobie.
9 commentaires
  • helene poisson - Inscrite 9 février 2011 03 h 56

    SVP lire la lettre de M. Fraser et l'article sur M. Vgneault...

    ...dans cette même édition du Devoir.

    Les journaux anglophones ont d'autres chats à fouetter. La survie du français, langue officielle canadienne, est bel et bien assurée ''from coast to coast''...à l'endos des boîtes de céréales et dans un éditorial du Globe and Mail. Great.

    Don Cherry survivrait-il à notre hymne national chanté en ''bilingue'' à Toronto, Vancouver, Calgary ou Edmonton ? Que la CBC tolère les propos déplacés de ce triste sire sur les sportifs francophones depuis tant d'années, voilà qui est plus révélateur. Qu'en dites-vous ?

    ''Tell us again about freedom and democracy'' (Speak white)

    Sans rancune

  • Michele - Inscrite 9 février 2011 08 h 25

    Un vieux parti avec des vieilles idées

    En s'accrochant aux vieux référents des années 1970, le parti québécois et ses membres font l'erreur de s'accrocher à une vision du Québec archaïque. Ces conseillers proviennent d'une autre ère et n'ont suivi la mutation en cours dans les sciences humaines.

    Dommage, en actualisant ses référents cela lui permettrait de finalement sortir de la peur de l'autre et de proposer un programme avant-gardiste.

    M.Poupore

  • Marc-Antoine Daneau - Inscrit 9 février 2011 09 h 25

    @Michele

    Je ne sais pas d'où vous sortez, parce que dans ce cas, il est question du français au Canada et vous en profiter pour cracher sur vos semblables.

    Je suis (encore) relativement jeune, et je suis conseiller au PQ dans une association de circonscription. Et bien franchement, entre l'indépendance et la dépendance, je choisis l'indépendance. Entre la république et la monarchie, je choisis la monarchie.

    Libre à vous de vivre dans un passé où nous serions toujours Canadiens.

  • Franfeluche - Abonné 9 février 2011 09 h 46

    Mutation ?

    Ces conseillers n'ont pas suivi la mutation en cours dans les sciences humaines.
    Pardonnez-moi mon ignorance M. Poupore, mais de quelle mutation s'agit-il ?

    En second lieu, permettez-moi une remarque à saveur de sciences humaines.
    Je trouve que, de nos jours, nous souffrons de vieillesse prématurée. C'est comme dans notre société de consommation où les objets sont vite périmés et bons pour la poubelle.

  • Monsieur Pogo - Inscrit 9 février 2011 12 h 26

    Proposition surréaliste...

    <<La place du français dans le système scolaire de la Colombie-Britannique…>>

    Pour n’importe qui ayant séjourné en British-Columbia, cette proposition paraîtra passablement surréaliste, sinon, je me souviens d’une jeune et charmante hôtesse dans un kiosque touristique de Campbell-River qui m’avait renseigné dans un excellent français, dès qu’elle eut décelé mon accent…