Lettres - Où sont passés les parents?

Où sont-ils donc pour que l'État doive suppléer et se remettre à enseigner la «sexualité» aux jeunes? Nous remettons nos enfants dans les mains de l'État... et l'État s'occupe de cette prise en charge. Nous confions «en masse» nos enfants aux CPE, puis au système scolaire, qui a ses idées; le cours obligatoire Éthique et culture religieuse en est un exemple.

Réfléchissons... L'éducation à la «sexualité» n'appartient-elle pas aux parents? Il y a une intimité, un temps pour chaque chose et chaque enfant, un respect, une pudeur inhérente à la sexualité qu'on ne peut soustraire à son enseignement. Sans oublier que chaque prof annonce inévitablement la vérité sur la sexualité selon ses convictions! De grâce, ne banalisons pas et ne rapetissons pas cette oeuvre immense et belle qu'est la sexualité... en faisant d'elle un «mécanisme» sans âme, un «sport» dépourvu d'amour, enseigné à l'école par n'importe qui! Aimons-nous suffisamment nos enfants?

Certains États, on le sait, ont connu ce que c'est, «une prise en charge» radicale par le «régime». Le résultat en fut la destruction et le vide! Ce ne sont pas les idéologies qui vont changer le Québec pour le mieux, mais bien la lumière silencieuse de la vérité, de la bonté de Dieu qui est proche... alors que nous sommes souvent loin. En espérant qu'on va changer de cap, ici au Québec.
18 commentaires
  • Nestor Turcotte - Inscrit 20 décembre 2010 06 h 52

    Changer de cap?

    Votre analyse est fort juste. JE tiens les mêmes propos que vous un peu partout. Personne ne semble voir ce que nous voyons.

    Le Québec ressemble à l'ancienne Union Soviétique: on demande à l'État de s'occuper de tout.

    La différence entre l'ancienne URSS et le Québec, c'est que là-bas, le régime fut imposé de force, alors qu'ici, il s'impose en douce. LE résultat est et sera le même. Il faudra des décennies pour reconstruire la responsabilisaiton des citoyens.

  • Fabien Nadeau - Abonné 20 décembre 2010 07 h 50

    Victimes du système

    Je ne sais pas vous... mais moi, mes parents ne m'ont jamais rien dit sur la "chose", sauf me faire dire le chapelet pour expier mon plaisir masturbatoire. Le sexe est tabou. Il l'est encore aujourd'hui. ET c'est normal.

    L'idée du plaisir fait toujours peur. L'État, lui, n'a pas peur. Le fonctionnaire qui ne parle jamais de sexualité avec ses enfants veut qu'on en parle en classe.

    Il y a quand même des avantages à découvrir la sexualité par soi-même. On peut "jouer au docteur" jusqu'à 20 ans!

    L'idéal, bien sûr, serait que les parents soient assez informés pour former leurs enfants. Mais quand on s'est formés soi-même en jouant au docteur, pas facile de quitter ses ornières (et ses oeillères!) pour donner un enseignement juste.

    Mais je me demande si ceux qui refusent une intervention de l'État ne sont pas ceux qui voudraient imposer leurs ornières et leurs oeillères à leurs enfants...

  • Serge Granger - Abonné 20 décembre 2010 08 h 00

    Nous votons pour cela

    Le Québec vote pour être déresponsabilisé. Moins on en fait, plus on aime cela.

  • Line Légaré - Abonnée 20 décembre 2010 08 h 36

    Au Québec...dans les années....

    Dans les années 1970, comme bien des jeunes filles et de jeunes garçons en puberté, je n'ai pas eu l'opportunité de discuter de séxualité avec mes parents. Vous vous trompez sérieusement en pensant que les choses ont radicalement changé depuis les 40 dernières années.

    D'ailleurs, les cours de sexualité qui ont prévalu dans les écoles au cours des années suivantes ont été un facteur influant sur la diminution des maladies transmises sexuellement ainsi que des grossesses non désirées.

    Sachez que dans bien des familles, parler de sexualité est encore un tabou bien ancré. Bien des adultes auraient même intérêt à suivre ces cours..

  • I. Belanger - Inscrit 20 décembre 2010 08 h 43

    Parliez-vous de sexe avec vos parents ?

    Et vous, parliez-vous de sexe avec vos parents lorsque vous étiez adolescent ? Imaginez l'espace d'un instant votre mère en train de dérouler lentement un condom sur une banane, en tenant bien l'extrémité du bout de ses doigts qui vous dorlotaient lorsque vous aviez un rhume, pour vous expliquer la façon correcte de l'installer...