Lettres - Logiciels libres

La présidente du Conseil du trésor est courtisée par les tenants des logiciels libres. On me permettra une mise en garde: attention Mme Courchesne, le Père Noël n'existe pas!

Ces logiciels sont gratuits, mais ils vous sont généralement poussés par un consultant qui vous vend son temps. Or vous avez reconnu récemment avoir beaucoup trop dépensé en consultation informatique. Les employés de l'État comprennent très bien que votre sacoche soit vide. Ils utilisent eux-mêmes des logiciels libres dans leur sous-sol, bien conscients que les logiciels de Microsoft sont trop chers. Une intervention de votre part auprès de Microsoft serait appréciée, autant des petits salariés que de vos dévoués acheteurs gouvernementaux.

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Paul-André Desjardins - Québec, le 13 décembre 2010
6 commentaires
  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 15 décembre 2010 10 h 37

    j'appuie le logiciel libre

    Merci M.Desjardins d'aborder le débat ; je suis partisan des logiciels libres, mais je peux comprendre que des gens comme vous se demandent "logiciel libre : de kossé".

    Le modèle de développement commercial du logiciel propriétaire est de demander le paiement d'une licence pour l'utilisation du logiciel et la corporation cache le code source (la recette) et se charge seule du suivi du logiciel (détection de bugs, ajout de nouvelles fonctionnalités, etc.).
    Plusieurs citoyens utilisent eux-mêmes des logiciels propriétaires, sans licence et piratés, dans leur sous-sol, bien conscients que Microsoft charge trop cher.

    Le modèle de développement du logiciel libre diffère car ils sont non-seulement gratuits et les créateurs font de l'argent comme consultants plutôt qu'en vendant une licence, mais leur code source est disponible. Ainsi, quiconque a des notions en programmation peut ajouter des fonctionnalités et contribuer à une communauté de programmeurs pour régler les bugs.

    Le choix budgétaire est le suivant : payer les licences de Microsoft ou du nouveau matériel Mac, ou commencer à utiliser linux (qui fonctionne très bien sur ces vieux ordis dans les sous-sols d'école et entrepôts gouvernementaux) et embaucher des programmeurs pour adapter les logiciels aux besoins des différents secteurs de l'État.
    On ne peut pas s'attendre à ce que Bill Gates change ses pratiques suite à l'intervention d'un politicien quelconque.

    Mon cadeau de noel pour vous et pour mme Courchesne se trouve ici : http://www.linuxmint.com/download.php

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • Sebastian Sajaroff - Inscrit 15 décembre 2010 11 h 40

    There's nothing such as a free lunch

    Bonjour,

    Les licenses de Linux ou OpenOffice sont gratuites, mais leur
    implantation et support ne le sont pas du tout!

    Quelqu'un doit se mettre à :

    1. Former les usagers au nouvel environnement
    2. Installer Linux et Open Office sur les PCs
    3 Faire l'entretien (fixes, patches, OS upgrade, sécurité, etc)
    4. Convertir les documents et macros du format MS-Office à
    Open Office
    5. Convertir les bases et applicatifs propiétaires (ex. MSSQL
    et Visual Studio) à quelque chose qui va marcher sur Linux
    6. Vérifier que tout le «hardware» marchera bien sur Linux.
    7. Un très long etcétera...

  • Sylvain Bossé - Inscrit 15 décembre 2010 12 h 35

    Lettres - Logiciels libres et combat d'arrière garde à venir

    En lisant Le Devoir de ce matin, votre lettre M. Desjardins, a attiré mon attention. Vos arguments concernant le logiciel libre est une expression réfractaires et d'arrière garde face aux changements qui s'annonce. Beaucoup de pays d'Europe se sont tournés vers les Sources Libres et ils ne regarderont pas vers le passé.

    Sur le point de consultants poussant leurs logiciels et vendant son temps, cette pratique n'est pas l'exclusivité des Sources Libres. Cette pratique est généralisée. Beaucoup de ces "consultants" arnaquent leurs client avec un logiciel exclusif, couteux et dont la mise-à-jour ne peut être faite que par le consultant (il facture allègrement). Il ne faut pas oublier que lorsque un de ces "consultant" ferment les portes de leur entreprise et qu'il a développé son logiciel avec des droits d'auteur, c'est ces anciens clients qui en font les frais (ou trouver un logiciel compatible ou un équivalent).

    Dans les logiciels Sources Libres, le cas Open-Office est l'exemple parfait que la philosophie des Sources Libres fonctionne. Oracle a annoncé le rachat de Sun et du fait même d'Open-Office (qu'Oracle n'a aucune intention de poursuivre le développement). La réponse: un "fork" et la création de la fondation de Libre-Office ayant comme philosophie les diktats des Sources Libre. Le développement de cette dernière suite bureautique en sera qu'amélioré et les correctifs en seront plus rapide (on ne peut en dire autant des produits de Microsoft).

    Enfin, en quoi un coup de "téléphone" de la part de madame la ministre chez Microsoft arrangerait l'affaire. Doit-on quémander la liberté? Non il faut la prendre et se réapproprié le développement de nos logiciels. Il y a dans les ministères des informaticiens, des développeurs qui ont le talent pour le faire. Mais peut-être ont-ils été gobé par la machine et ils n'osent plus rien faire. Ce serait dommage, d'agir encore en colonisé numérique.

    Sylvain Bossé

  • Sylvain Bossé - Inscrit 15 décembre 2010 13 h 26

    There's nothing such as a free lunch bis

    Et toutes les étapes énumérés par M. Sjaroff sont applicables à Microsoft. et souvent nouveaux périphériques plus dispendieux ect.

  • Doris Brulotte - Abonnée 16 décembre 2010 00 h 18

    Tant qu'a réapprendre une nouvelle version ?

    Vous savez M. Sajaroff que lles logiciels vont périodiquement produire des nouvelles version "améliorées". Ceci a souvent comme effet de demander de nouvelles licences, de réapprendre à se servir de l'interface du logiciel qui est souvent très différente, et souvent de convertir vos données au nouveau format de la dernière version... Prenez par exemple la suite Office de Microsoft vos anciens documents ne sont plus dans le même format que les nouveaux. Les gens qui ont l'ancienne version ne pourront pas facilement lire les documents de la nouvelle version. L'interface de la version récente de Office est complètement bouleversée... Et vous devez payez pour la nouvelle version un prix appréciable.

    Alors puisque tout change: pourquoi ne pas passez au logiciel libre ? Ce n'est pas vraiment plus difficile que de changer de version de vos programmes propriétaires. Et pour continuer l'exemple, OpenOffice pourra lire vos documents en version originale et vous pourrez les sauvez dans le format ODT qui est une norme internationale qui restera accessible avec toutes les nouvelles versions.

    Pour un informaticien digne de ce nom, utiliser un logiciel libre n'est pas plus compliqué que le propriétaire. L'avantage étant que vous pourrez changer le logiciel, l'adapter à vos besoins et même rendre vos améliorations publiques et ainsi contribuer à une communauté. Le logiciel libre donne la liberté de faire ce que vous voulez avec le produit. Le logiciel propriétaire vous prive de ce droit fondamental.

    La venue logiciel libre peut se comparer à l'invention de l'imprimerie par Gutenberg. L'imprimerie a démocratisé le savoir en le rendant accessible à tous. Le logiciel libre fait la même chose avec le "savoir" qui est ici condensé dans un logiciel. Or c'est le partage du savoir qui a permis à la science d'évoluer si rapidement à l'époque moderne.

    Ne retournons pas à la préhistoire logicielle: libérons nous!

    BT
    Québec