Lettres - Cancún, un succès!

Louis-Gilles Francœur n'aura pas réussi à me communiquer son enthousiasme pour l'entente de Cancún contre le réchauffement climatique dans son texte publié dans l'édition du Devoir du lundi 13 décembre.

Si la simple poursuite des discussions entre les pays du globe constitue de son point de vue un succès, il n'en est pas de même dans les faits. Rien dans l'entente signée samedi ne permet d'éviter les catastrophiques changements climatiques prévus. La question fondamentale, il faut le rappeler, est d'éviter que la température de la planète ne s'élève de plus de deux degrés Celsius.

En évitant de blâmer sévèrement des gouvernements comme ceux des États-Unis, du Canada et du Japon, honteusement inféodés à de grandes industries polluantes, et en décochant de venimeuses flèches au gouvernement progressiste de la Bolivie, somme toute fort peu responsable du problème, ou même à l'ONU, M. Francoeur se montre autre chose que convainquant.

***

Bruno Marquis - Gatineau, le 13 décembre 2010

***

Réponse de Louis-Gilles Francoeur:

Cancún n'a pas sauvé la planète, mais le processus de négociation sans lequel toute entente de réduction globale des GES était impensable. Vous devriez vous demander pourquoi 193 pays sur 194 y ont vu, toutes tendances confondues et par réalisme politique, un préalable indispensable à la négociation des efforts de réduction l'an prochain à Durban.
1 commentaire
  • Pierre Rousseau - Abonné 15 décembre 2010 11 h 19

    Pourquoi?

    Bien des pays pauvres ont probablement signé l'entente en échange de subventions des pays riches en vertu de l'entente. La Bolivie est le seul pays du « nouveau monde » qui compte une majorité d'autochtones et qui a inclus dans sa constiturion le respect de la Pachamama (Terre mère) selon la cosmogonie des premiers peuples. Ça s'adonne que c'est le seul pays qui s'oppose à cette entente. Merci à la Bolivie de se tenir debout et espérons qu'elle demeurera vigilante au nom de la planète.