Lettres - Un homme d'État

Tout au long de son mandat, le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, s'est comporté comme un homme d'État. Il s'est battu comme un lion contre Ottawa et les pétrolières pour assurer l'indépendance économique de sa province. Au moment où il part, il a redonné confiance et fierté aux siens. Dommage qu'il ne soit pas québécois.

Dans le même temps, Jean Charest et Nathalie Normandeau se sont plutôt comportés en bradeurs du bien public en vendant à des sociétés privées les droits pétroliers du golfe et gaziers de la plaine du Saint-Laurent qui appartenaient depuis des années à Hydro-Québec. Et y compris l'expertise qu'elle avait développée.

De grands esprits pourront continuer de prétendre que le maintien des garderies québécoises dépend des revenus que tire l'Alberta des prouesses douteuses des pétrolières dans les sables bitumineux albertains. Les profits de ces mêmes intérêts pétroliers seront bientôt majorés par le pétrole et le gaz qu'ils pomperont au Québec avec la bénédiction de la famille Charest.