Lettres - Le cellulaire: un service essentiel?

On aurait pu croire que la hausse de revenus publicitaires visée par la STM servirait à améliorer les services rendus aux usagers des transports collectifs. On aurait pu espérer des passages plus fréquents, des pannes moins nombreuses, des tarifs moins élevés.

Cependant, l'article «Les lignes de métro offertes en commandites» publié dans Le Devoir du 24 novembre vient mettre à mal ces espoirs bien naïfs. On y apprend qu'une partie des revenus récoltés servira à permettre l'utilisation du téléphone cellulaire dans l'ensemble du réseau souterrain d'ici trois ans. Si l'usage de cet appareil s'est répandu comme une traînée de poudre dans la population, faut-il pour autant le considérer tel un service essentiel? Espère-t-on ainsi attirer une nouvelle clientèle carburant aux nouvelles technologies et désireuse de communiquer tout et n'importe quand même cent pieds sous terre?

Si la STM ne se dit pas favorable à la privatisation de l'espace public en refusant de renommer ses lignes de métro du nom de ses commanditaires, elle ne voit en revanche aucun problème à encourager la publicisation de la vie privée de ses usagers.
2 commentaires
  • Fabien Nadeau - Abonné 29 novembre 2010 06 h 24

    Normal!

    Je suis un vieux bonhomme sans téléphone intelligent. Je suis de la génération qui pensait que c'était au propriétaire d'être intelligent...

    Je n'ai toutefois pas d'objection à ce qu'une partie du budget de la STM soit consacrée à faciliter l'usage du cellulaire dans le métro. Même si ça fait bizarre d'entendre son voisin discuter du menu du soir à votre oreille.

    Par contre, je ne comprends pas la dernière phrase de cette lettre: "encourager la publicisation de la vie de ses usagers"... Ça veut dire quoi, au juste? Comme le mot publicisation n'existe pas au dictionnaire, faudrait l'expliquer!

  • Sylvain Auclair - Abonné 29 novembre 2010 14 h 58

    Que les compagines paient

    Selon moi, ce sont aux compagnies de téléphone cellulaire de payer pour pouvoir étendre leurs services, aux compagnies et aux usagers. Sinon, ça s'appelle une taxe et on devrait voter là-dessus.