Lettre - Un homme d'État ?

Un homme d'État doit se distinguer des autres politiciens par son envergure, sa capacité à s'élever au-dessus des aspects strictement partisans, par sa sensibilité aux réels besoins de ses concitoyens, de la société, et par sa recherche constante du bien commun.

De plus, un homme d'État doit être d'une probité exemplaire et tout faire pour garder crédibles et intacts le système, les politiciens et les institutions qu'il chapeaute. Nos institutions, leur fonctionnement et les personnes qui les dirigent sont les bases mêmes de la démocratie québécoise.

Actuellement, on a l'impression d'être revenu 50 ans en arrière, lorsque Jean Lesage a dû, à la suite de la perte du pouvoir de l'Union nationale, déclencher une commission royale d'enquête (commission Salvas) afin de prouver les pratiques de corruption et de favoritisme qui ont marqué le gouvernement de Maurice Duplessis!

En 1974, Robert Bourassa n'a pas non plus hésité à déclencher à son tour la commission Cliche qui fera défiler durant les audiences et devant les commissaires le petit monde de la construction et ses victimes; représentants syndicaux et patronaux, fonctionnaires corrompus, conseillers politiques peu scrupuleux, ainsi que plusieurs ministres. Cette commission mènera d'ailleurs à la formulation de 134 recommandations, dont la mise en tutelle de plusieurs sections locales de la FTQ (Local 89, 144, 791 et 1677). Aujourd'hui, 50 ans après la commission Salvas, assurément que la plupart des politiciens sont des gens honnêtes, engagés, qui veulent servir leur communauté, leur État et leurs concitoyens. Le métier de politicien, s'il en est un, est un métier ingrat, difficile, mal payé. C'est pourtant un métier de première importance qui devrait inciter au respect et à la confiance. Les politiciens nous représentent et doivent, à ce titre, être crédibles, intègres, compétents et respectés.

Le premier ministre Charest a été élu et a, à ce titre, le droit de faire fi de son impopularité. Mais en tant que chef d'État, a-t-il le droit de laisser le discrédit et les allégations de corruption attaquer les fondements mêmes de la société québécoise et de ses représentants?


4 commentaires
  • Doris Brulotte - Abonnée 25 novembre 2010 01 h 55

    Démissionnons le Frisé!

    Voir ce que mérite ce grand homme d'état qui dort au "gaz de shisme"

    https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1123/index.html

    Participez en grand nombre!

    BT
    Québec

  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit 25 novembre 2010 09 h 20

    Pourquoi les péquistes...

    Pourquoi doivent-ils toujours manquer de respect aux gens et insulter pour faire passer leurs opinions. Je suis intervenu sur un forum de la Presse avant hier. Et bien des gens d'allégeance péquiste m'ont traité d'innocent, de lâche etc. Pourtant, je vois peu de commentaires émanant de libéraux traiter ainsi leurs opposants. Cela doit être comme à l'Assemblée nationale où le président demande sans cesse aux péquistes de s'adresser à la présidence au lieu d'à leur vis-a-vis. Où quand ces mêmes péquistes crient tellement fort que nous devons baisser le son quand ils s'expriment. Franchement, voyez quel sorte de gouvernement cela fera.

  • Daniel Faucher - Inscrit 25 novembre 2010 10 h 43

    Et ce bon Libéral qui a apostrophé Amir Khadir?!

    @ bourgeoisgentilhomme

    La vertu et le vice ne sont jamais que d'un seul côté... à moins d'avoir des oeillères. Si, dans des forums, certains vous traitent parfois d'«innocent», comme vous dites, c'est peut-être que vous courrez un peu après. Par ailleurs, je serais bien d'accord avec vous que le ton des débats à l'Assemblée nationale devrait changer... pour éviter, justement, qu'on ait sans cesse l'impression d'être dans un tribunal populaire. Ce sont des règles de fonctionnement qu'il faut revoir. À défaut de cela, la foire d'empoigne se trouve assez également répartie des deux côtés du parlement.

  • pasencorelui - Inscrit 25 novembre 2010 14 h 48

    et un peu de sinisme...

    L’intérêt commun ou l’intérêt personnel.  Justice et apparence de justice ou plutôt injustice et apparence d’injustice. Quelle importance ! Sachant que l’élection est gagnée, que les prochaines seront assurément perdues, quelle importance. Les gens sont dociles ou intéressés. Ils se plaignent sans poser de gestes ou ils profitent. Quelle importance… Une révolte serait importante mais elle n’aura pas lieu ! Voila l’importance !
     
    PS. Qui a parlé de partie politique monsieur le gentilhomme. Robert Bourassa était probablement un méchant Péquiste. Je vais vous aider, voici pour vous 2 pléonasmes : Bon et Libéral, Méchant et Péquiste ! Tout est résumé, pourquoi poursuivre la conversation.