Lettres - Kamouraska-Témiscouata : le député avant le parti

Plusieurs journalistes et analystes voient l'élection prochaine dans cette circonscription comme le révélateur d'un enjeu politique important. On parle d'un «test» majeur pour les partis... Je pense que c'est faux. Je suis originaire de ce coin et je peux vous dire que lors d'une élection, le parti a moins d'importance que le député! En fait, une des premières questions que les Kamouraskois se posent est la suivante: le candidat a-t-il de l'allure ou non?

Ainsi, quand Claude Béchard, fédéraliste, était élu avec une avance considérable, les mêmes citoyens envoyaient Paul Crête, souverainiste, à Ottawa. Pourquoi? Les deux hommes étaient connus, accessibles et défendaient la circonscription. Le parti et leurs idéologies arrivaient au second plan. Pour les gens du comté, Claude Béchard n'était pas élu sur le fait qu'il était un libéral convaincu, mais bien parce qu'il était l'ancien «p'tit laitier de Saint-Philippe». Dans d'autres circonscriptions du Québec, le parti est plus important que le candidat. Au Kamouraska-Témiscoucata, ce n'est pas le cas!

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Mathew Lagacé - Québec, le 23 novembre 2010
6 commentaires
  • Michel Simard - Inscrit 24 novembre 2010 01 h 25

    Le député ?

    M. Lagacé est-il en train de nous dire qu'un éventuel député de Kamouraska-Témiscouata qui serait appelé à suivre la ligne de parti et adhérer au maintien du système de corruption, que ce sera le choix de la population de ce comté que de maintenir un gouvernement de corruption ?

  • André Doré - Inscrit 24 novembre 2010 08 h 18

    La candidate libérale disqualifiée...

    Si le candidat est plus important que le parti (ce que j'admet, dans beaucoup de cas), la réponse de Kamouraska-Témiscouata devrait être sans équivoque. Comme le dit M. Simard, la population de ce comté, comme celle du Québec tout entier, n'a pas besoin d'un autre "YES-Man" (YES-Woman dans ce cas-ci) dans le camp libéral pour s'opposer au voeu des québécois. Je ne connais ni l'un ni l'autre des candidats dans cette élection mais peut-être que si la candidate libérale s'engageait sur son honneur à appuyer la demande de 80% de la population d'une enquête sur la construction et ses ramifications, les électeurs pourraient avoir un choix "multiple". Dans le cas qui nous intéresse, la candidate libérale, de par son allégeance, se disqualifie elle-même quant à moi.

  • - Abonnée 24 novembre 2010 10 h 08

    Faux...

    Je suis aussi pas très loin du coin de cette circonscription, et je puis vous assurer que le Parti libéral tant au provincial que dans les municipalités et les MRC régionales jouent un rôle capital quand vient le temps de faire jouer leurs relations. Désolé M. Lagacé vous avez tout faux…

  • Miclem - Inscrit 24 novembre 2010 11 h 06

    Qui pourrait nier que le Québec fait face à la pire crise d’intégrité de son histoire?

    Qui pourrait nier que les gardiens de la démocratie ont failli à la tâche, que les mœurs politiques de nos élus sont élastiques et que plusieurs organisations politiques sont corrompues? Pourquoi le Directeur général des élections n’a-t-il pas approfondi ses enquêtes sur des dénonciations d’élections frauduleuses comme à Ste-Julienne? Comment se fait-il que la commission des affaires municipales n’ait jamais fait d’enquêtes sérieuses en 20 ans? Pourquoi la majorité des rapports des vérificateurs municipaux ont-ils été tablettés à l’exemple de celui du vérificateur Martin sur la ville de Laval? Se pourrait-il que la Commission de la construction du Québec soit un nid à poule d’individus relié à la FTQ et à des entrepreneurs véreux? Se pourrait-il que le ministère des transports soit un véritable nid de favoritisme envers ces ex-cadres passés au privé? Qui protège la mafia qui opère au grand jour depuis 30 ans? Qui croit encore nos supposés « leaders » municipaux tel le président de l’UMQ, Éric Forest? Qui croit encore nos députés, nos ministres, même notre premier ministre? L’inaction du gouvernement serait-il de la lâcheté ou de la complicité? Bienvenue chez-nous !

  • Pierre Marcotte - Inscrit 24 novembre 2010 12 h 09

    Le syndrome des villages

    C'est tout à fait vrai. J'ai souvent parlé à des gens qui me disaient :"Je ne vote pas pour Jean Charest, je vote pour Claude Béchard !" Ces gens ne se rendaient pas compte qu'un député représente autant son parti que les habitants du comté.

    Jean Charest espère profiter de ce phénomène avec France Dionne, qui a été député du Kam-Témis pendant plusieurs années.

    Chers lecteurs, ne votez jamais pour la personne sur le panneau. Votez en rapport aux idées et objectifs du parti derrière le candidat. Un visage sympathique peut cacher un sombre avenir. Nous le vivons bien depuis 2003.